AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a déclaré, vendredi, que les députés qui ont été invités par le Premier ministre Ahmet Davutoglu à intégrer le gouvernement provisoire, ont répondu librement selon leurs propres convictions.
Kurtulmus est intervenu dans une émission de la chaîne privée, NTV.
«Dire ‘oui’ à cette proposition c’est accepter de partager la responsabilité de gouverner la Turquie, a-t-il poursuivi. C’est mettre la main à la pâte dans une période délicate pour notre pays. C’est dans ce sens que j’accueille la réponse positive de Monsieur Turkes.»
Pour Kurtulmus, le choix du député du Parti d’Action Nationaliste (MHP), Tugrul Turkes, participera à la normalisation de la vie politique turque, rappelant que le cabinet provisoire ne doit pas être perçu comme une coalition entre l’AK Parti, le MHP et le Parti Démocratique des Peuples (HDP).
«C’est un gouvernement provisoire électoral, a-t-il expliqué. Chacun a le droit d’accepter ou de refuser cette proposition. Il ne faut pas considérer comme héros ou traitres ceux qui acceptent un poste de ministre. C’est une procédure constitutionnelle bien spécifique. Je tiens à exprimer mon regret devant les spéculations qui ont suivi la réponse de Monsieur Turkes.»
En réponse à une question sur le fait qu’un député du MHP soit dans le gouvernement provisoire arrangerait les choses pour l’AK Parti, Kurtulmus a déclaré que ce n’était pas le cas, rappelant que la présence de membres d’un autre parti n’est pas le choix du Premier ministre, mais une obligation constitutionnelle.
«Nous n’avons pas fait le choix de former une coalition gouvernementale avec le HDP, a-t-il dit. Encore une fois, c’est une obligation constitutionnelle. Les instances de ce parti ont décidé de prendre part au gouvernement électoral.»
Ahmet Davutoglu avait proposé à trois députés du HDP de prendre part au gouvernement provisoire. Deux ont acceptés et le troisième a refusé.
Quant aux ministres de l’AK Parti, les règles internes du parti seront appliquées, et les députés qui ont atteint la limite des trois mandats, ne prendront part au futur gouvernement, a déclaré Numan Kurtulmus.