Hatice Şenses Kurukız,Nur Asena GÜLSOY
28 Septembre 2017•Mise à jour: 28 Septembre 2017
AA – Istanbul – Nur Gülsoy
Dans la lutte antiterroriste, il faut d'abord éliminer les causes d'origine, selon le président du Parlement turc, Ismail Kahraman.
Le chef du Parlement s'est exprimé à la 3ème réunion des présidents de Parlement de l'Initiative MIKTA (Mexique-Indonésie-Corée du Sud-Turquie-Australie), organisée sur le thème «Paix, Sécurité et Lutte contre le Terrorisme», jeudi à Istanbul.
Kahraman a indiqué que le gouvernement turc déploie d'importants efforts afin d'assècher les sources financières des organisations terroristes comme Daech et le PKK/PYD.
«Il faut tout d'abord éliminer la source première, l'origine même du terrorisme, a-t-il affirmé. La coopération internationale et la solidarité sont très importantes pour ce faire. Le terrorisme ne connait aucune religion ou nationalité. C'est un crime contre l'humanité, et l'humanité entière doit se mobiliser pour lutter contre le terrorisme.»
Pour Kahraman, la lutte antiterroriste est un devoir non seulement politique mais aussi moral.
Regrettant le manque de soutien à la Turquie lorsqu'elle avait été ciblée par des attaques, Kahraman a insisté que son pays mène une lutte conforme aux règles du droit.
Par cela, le chef du Parlement a appelé à ne plus tolérer les activités du PKK dans plusieurs pays européens, et il a dénoncé l'approche des «deux poids et deux mesures».
«Il est indispensable qu'on ne tolère plus sa propagande, qu'on évacue ses éléments en d'Europe, et qu'on empêche ses activités, a ajouté Kahraman. Le PYD et le YPG ne sont pas différents du PKK. Le soutien de certains acteurs, qui manquent de principes, au PYD et au YPG, est inacceptable.»
Le chef du Parlement a aussi abordé les relations avec les pays de la MIKTA, dont le but est aussi de contribuer à la paix, la prospérité et la stabilité mondiales, selon lui.
«La communauté internationale prend du retard à empêcher les crises humanitaires, a-t-il poursuivi. La gestion incorrecte des organes des Nations Unies (ONU), dont le Conseil de Sécurité, joue un rôle important dans cela. Je veux rappeler la remarque faite par notre président de la République, Recep Tayyip Erdogan, que le monde est plus grands que cinq États.»
Notant qu'il faut réformer la structure de l'ONU, Kahraman a estimé que la MIKTA pourra répondre aux besoins du monde entier, en matière de paix et de sécurité.