AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
''Nous ferons de notre pays un centre attirant pour la main d'oeuvre qualifiée turque et étrangère, en particulier pour nos ressortissants à l'étranger'', a déclaré le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.
Le Premier ministre a dévoilé mardi à Ankara le programme de ''transformation structurelle'' relevant du 10e Plan de développement.
Les huit piliers du nouveau programme portent sur ''l'activation du marché de l'emploi'', ''le développement des atouts professionnels'', ''attraction pour la main d'œuvre qualifiée'', ''mobilité et vie saine'', ''renforcement des capacités institutionnelles locales'', ''transformation urbaine favorisant la compétitivité et l'intégration sociale'', ''renforcement de la coopération internationale pour le développement'' et ''réduction de l'économie informelle''.
Le programme de ''transformation structurelle'' fait suite aux mesures annoncées qui portent sur les secteurs réels et macroéconomiques, a souligné Davutoglu. Le gouvernement turc avait par ailleurs annoncé une série de mesures de relance intitulées ''transformation structurelle pour une forte croissance équilibrée'' en décembre dernier qui s'inscrit dans le cadre du 10e Plan de développement.
Le Premier ministre a aussi précisé que le gouvernement suivra ces programmes tous les six mois et présentera leur évolution au public.
La transformation structurelle ne sera pas limitée à la capitale, Ankara, a insisté Davutoglu. ''Nous allons permettrre que les acteurs locaux en Anatolie centrale ou à l'est du pays adopte ces mesures'', a-t-il indiqué.
Selon le chef du gouvernement turc, il est aussi essentiel que ces mesures économiques soient connues à l'étranger. Evoquant sa récente visite au Royaume-Uni et sa rencontre avec les investisseurs du pays, Davutoglu a noté que les analystes étrangers accordent une importance particulière à la transformation de l'économie turque.
Par le programme de transformation structurelle, le gouvernement envisage aussi de développer la coopération entre les universités, le secteur industriel, le secteur public et les centres de recherche.
''Notre but principal est d'empêcher la fuite des cerveaux, mieux, de les attirer. Nous envisageons dans ce cadre, 45 actions'', a tenu à souligner Davutoglu.