Zehra Aydın
16 Novembre 2016•Mise à jour: 16 Novembre 2016
AA / Ankara / Zehra Aydin
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné, mardi, que son pays a assuré une "mutation de qualité dans sa politique étrangère, une politique fondée sur un intérêt accordé aux pays du voisinage liés à la Turquie aux plans historique, géographique et cultuel".
Erdogan s’exprimait au cours d’une cérémonie, organisée, mardi soir, au complexe présidentiel à Ankara, consacrée à la présentation de la chaîne de télévision gouvernementale en langue anglaise (TRT World).
«La politique étrangère turque suivie au cours des quinze dernières années est fondée sur la corrélation entre les valeurs humanitaires et la préservation des intérêts turcs», a lancé le chef de l’Etat.
Le président turc a, par ailleurs, affirmé que la défense par son pays de "Jérusalem n’est pas une simple application des préceptes de la religion musulmane mais procède également de son profond respect aux autres croyances religieuses".
« La Turquie, forte de l’ensemble de ses institutions gouvernementales et de ses organisations de la Société civile, œuvre à venir en aide aux personnes nécessiteuses en Palestine, et cette mesure émane des nobles valeurs humanitaires dont recèle le peuple turc», a-t-il insisté.
S’agissant de la situation interne, le président Erdogan a évoqué la tentative du putsch raté du mois de juillet dernier, relevant que «si la tentative aurait réussi, les médias internationaux, qui prétendent défendre la démocratie et les libertés, auraient mobilisé leurs plumes et objectifs de caméras pour conférer la légitimité aux putschistes comme cela s’était passé en Egypte auparavant».
"La majorité des médias internationaux, qui jettent leur fiel et leur haine sur l’Etat turc, avaient déjà préparé leurs manchettes pour redorer le blason des putschistes dans notre pays », a-t-il encore dit.
"Cependant, la résistance farouche affichée par le peuple turc qui a réussi repousser, les mains nus, la machine de destruction, a empêché ces outils et médias d’atteindre leurs desseins », a conclu Recep Tayyip Erdogan.