AA - Londres - Nur Gülsoy
En Turquie, le résultat de l'élection présidentielle ne résoudra pas les problèmes économiques, selon l'agence de notation financière Moody's.
Moody's a rendu publique son évaluation sur l'économie turque, vendredi.
D'après l'agence, l'élection présidentielle à elle seule "ne résoudra pas les problèmes du pays tels que la faible croissance, le taux d'inflation élevé, les fragilités ou l'indépendance, de moins en moins marquée, des institutions financières comme la Banque centrale."
Ainsi, les experts du Moody's estiment que la nouvelle tension et l'instabilité politique pourraient perdurer jusqu'aux élections législatives de juin 2015.
D'après l'agence, les résultats de l'élection sur les crédits seront visibles uniquement d'une part après la désignation du nouveau Premier ministre qui donnera des indices sur le programme du Parti pour la Justice et le Développement (AKP) et après les élections législatives de juin 2015, d'autre part.
"L'AKP est en ce moment divisé entre l'aile d'Abdullah Gül souhaitant plus de consensus et l'aile d'Erdogan plus autocratique, ont souligné les experts de Moody's. Les élections parlementaires et la composition du gouvernement révèleront quel sera l'impact de la divergence dans le parti, sur la politique économique et l'administration."
Selon les analystes du Moody's, l'inflation en Turquie est encore en deça de l'objectif de la Banque centrale et les baisses des taux d'intérêts affectent le taux d'inflation.
Dans son évaluation de 11 avril dernier, Moody's avait prévu une croissance de 2,5% pour la Turquie d'ici fin l'année. Dans l'actuelle évaluation, Moody's a révisé cette estimation à la hausse, soit à 3%.