Mehmet Tosun
05 Octobre 2015•Mise à jour: 05 Octobre 2015
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Tugrul Turkes, a déclaré, lundi, que les forces de sécurité et les pouvoirs locaux prendront les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité du scrutin du 1er novembre prochain.
Turkes a rencontré des journalistes lors d’un petit-déjeuner d’échange à Ankara.
«L’opposition cherche à faire croire que la question de la sécurité dans deux ou trois provinces, concerne toute la Turquie, a-t-il déclaré. Ça ne concerne même pas 1% des 55 millions d’électeurs. Certains districts sont sous la menace des terroristes. Il est naturel que certaines mesures de sécurité soient prises. Le Haut Conseil Electoral (YSK) n’a pas approuvé le déplacement des urnes. Je pense que les dispositions nécessaires seront donc prises par les forces de l’ordre et les pouvoirs locaux et que la sécurité du scrutin sera garantie».
D’autre part, Tugrul Turkes s’est exprimé au sujet du programme de son parti.
«Le programme électoral du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti) a été dévoilé par notre Premier ministre, a-t-il rappelé. C’est un programme réaliste et ambitieux, bien loin des promesses non fondées des autres partis. Nous constatons un engouement pour notre parti dans les sondages. Le vote du 7 juin était une mise en garde. A cause du comportement des autres partis, une coalition n’a pu être formée. C’est pourquoi l’opinion se tourne à nouveau vers l’AK Parti. Je pense que notre parti sortira grand vainqueur le 1er novembre et qu’il gouvernera seul.»
Répondant à une question sur ses pronostics concernant le résultat du Parti d’Action Nationaliste (MHP), Turkes a préféré jeter en touche, affirmant être très mauvais à ce jeu.
«Si le défunt Turkes (son père et fondateur du MHP) était toujours vivant, il n’y aurait pas eu cette crise gouvernementale, a-t-il expliqué. En trois jours, une coalition aurait été formée.»
Au sujet de son exclusion du MHP, Turkes a précisé qu’elle n’était pas légale.
«La procédure judiciaire a pour seul but de démontrer l’irrégularité de mon exclusion, a-t-il dit. Aujourd’hui je suis membre de l’AK Parti, que ce soit bien clair. Néanmoins, personne ne peut m’exclure du MHP, leur procédure est caduque. Se faire exclure est une chose, démissionner en est une autre. Je continue mon combat politique à l’intérieur de l’AK Parti.»
Au sujet des violations russes de l’espace aérien turc, Turkes a expliqué que la Turquie ne pouvait apprécier ce genre de situation, comme ça a été le cas avec les avions grecs, et qu’elle le fait savoir, tout en ajoutant que le reste n’est que procédures diplomatiques classiques.