AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le Secrétaire d'État américain John Kerry, en visite officielle en Turquie, et son homologue turc Mevlüt Cavusoglu ont discuté notamment de la situation en Irak, en Libye et à Chypre, lors de leur entretien de vendredi à Ankara.
Selon des responsables turcs, Cavusoglu a insisté sur l'émergence de groupes radicaux en Irak sur fond de divergences conféssionnelles, dont l'organisation de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), autoproclamé "État islamique"(EI).
Selon un responsable turc, l'accent a été mis sur le fait que "des organisations comme l'EIIL ne seraient pas détruites uniquement par les bombardements, mais qu'il faut éradiquer les causes qui sont à l'origine de leur émergence."
"La Turquie est le plus ancien allié des États-Unis dans la région et contrairement aux autres pays, c'est un pays démocratique, a affirmé le responsable. C'est pourquoi nous nous comprenons l'un l'autre."
La même source a ajouté que Kerry et Cavusoglu n'ont pas discuté de la déclaration finale contre l'EIIL signée jeudi à Jeddah. En outre, la Turquie a réaffirmé sa disposition à poursuivre son soutien humanitaire.
Une réunion s’est tenue, jeudi, à Jeddah, en Arabie Saoudite, avec la participation des États-Unis, des pays du conseil de coopération du Golfe, du Liban, de la Jordanie, de l’Egypte et de l’Irak pour examiner les moyens de contrecarrer la menace de l'EIIL.
Une Déclaration finale a été publiée à la fin de la réunion, en vertu de laquelle 10 États arabes ont convenu d'unir et de coordoner leurs efforts pour combattre l’EIIL.