AA/ Tunis/ Aymen Joumli
La Tunisie a décrété des « mesures de sécurité renforcées » à l’approche des élections législatives et présidentielles qui auront lieu à partir du 26 octobre 2014.
Réuni, vendredi, le Conseil Supérieur de la Sécurité, la plus haute instance de sécurité en Tunisie, a décrété des mesures de sécurité renforcées en vue d’assurer l’opération électorale qui aura lieu à partir du 26 octobre 2014, a annoncé le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou.
Dans une déclaration aux médias à l’issue de la réunion du Conseil supérieur de la sécurité tenue, vendredi, à Tunis, Ben Jeddou a mis en garde « contre des menaces terroristes pesant sur le processus électoral, notamment au niveau de la frontière Ouest avec l’Algérie et des gouvernorats du Kef et de Jendouba ».
« Nous (ministère de l'Intérieur) avons déployé un dispositif sécuritaire cohérent et commun avec l’armée dans ces régions afin de prendre la décision en temps opportun et de manière immédiate et partant empêcher toute opération terroriste », a indiqué le ministre.
« Des forces de l’armée et de la police ont été déployées également dans la province de Kasserine dans l’Ouest du pays afin de contrer toute opération terroriste ».
S’agissant des décisions prises en vue d’assurer le déroulement de l’opération du scrutin, le ministre a annoncé «la mise en place de quatre commissions au niveau des renseignements, de la coordination avec l’Instance supérieure indépendante des Elections, de la protection des bureaux de vote et des circuits à prévoir entre les bureaux de vote. »
« D’autres circuits alternatifs seront assurés, en cas d’acte terroriste ou de mouvements de protestation ou encore de blocage des routes », a poursuivi le ministre.
Placé sous la présidence du président de la République, chef suprême des forces armées, le Conseil supérieur de la sécurité se compose du chef du gouvernement Mehdi Jomaa, du président de l’Assemblée nationale Constituante, Mustapha Ben Jaafar, du ministre de la Défense, Ghazi Jeribi, du ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, du ministre chargé de la Sécurité Ridha Sfar et des hauts responsables de l’armée et de la sécurité.