AA - Ankara
Les services médicaux connaissent un problème de sécurité et de fiabilité dans les zones de terrorisme, a déclaré le ministre turc de la Santé, Mehmet Muezzinoglu, dans une interview qu'il a accordée à l'Agence Anadolu.
Le ministre a rappelé qu'il est responsable de la sécurité du personnel médical.
"Ils [les terroristes] font des faux appels pour menacer. Si le patient est un agent de sécurité, ils empêchent qu'il ne soit soigné. En revanche, s'il s'agit d'un terroriste, ils le font soigner par la force des armes avant qu'il ne se rende aux forces de sécurité. Nous n'avons pas un problème d'équipement, mais de confiance, de sécurité, de fiabilité", a affirmé Muezzinoglu.
Muezzinoglu a souligné que le personnel médical est tenu de soigner les terroristes, mais aussi de les rendre à la justice.
"Les terroristes n'ont pas cet esprit, malheureusement, a-t-il poursuivi. Car ils n'agissent pas suivant les valeurs humanitaires. Ils ont une approche inhumaine. Ils menacent nos agents médicaux. Les attaques contre les ambulances ne sont jamais évoquées."
Selon Muezzinoglu, 960 cas d'attaques contre les ambulances ont été enregistrés dans les provinces de l'est et du sud-est, touchées par les actes terroristes. Dans 745 de ces cas, les ambulances n'ont pas pu atteindre leur destination à cause du manque de sécurité. Pour 5 cas la mise en place d'un dispositif de sécurité ponctuel a été nécessaire.108 patients ont été transférés par d'autres véhicules que des ambulances, et 56 autres ont dû retirer leur demande d'ambulance, toujours pour des raisons de manque de sécurité.
À cause des actes terroristes, trois agents médicaux ont été victimes d'attaques au mois d'août. En outre, 13 agents ont été enlevés pour une courte durée. Les ambulances ont aussi été ciblées à plusieurs reprises depuis août dernier.