AA / Amman / Hamza al-Akeila
L’ambassadeur de Turquie en Jordanie Sadat Ounal a souligné, lundi, que son pays est favorable à une solution politique au Yémen, mettant l’accent sur «l’impératif de saisir tous les aspects de la crise dans ce pays, dès lors que le Yémen diffère de la Syrie et que les Houthis sont autres que l’EIIL».
Le diplomate turc s’exprimait à la clôture des travaux d’une conférence internationale tenue à Amman sur le thème : «Analyse des problèmes sécuritaires d’un Moyen-Orient en mutation», avec la participation de quinze chercheurs arabes, européens et américains.
Ounal a relevé que «les peuples de plusieurs pays de la région (dans une allusion aux pays du Printemps arabe) ont choisi la liberté, la démocratie et une vie digne, parcequ'ils avaient souffert de la politique du parti unique, du culte de la personnalité et de l'exclusion des représentants du peuple, du processus de la prise de décision».
Durant deux jours, les participants ont analysé le rôle des parties influentes non-arabes et non-gouvernementales dans la situation sécuritaire qui prévaut dans la région du Moyen-Orient, se penchant tout particulièrement sur les mutations sécuritaires en Irak, en Syrie et au Yémen ainsi que sur la recrudescence des mouvements extrémistes dans ces pays.
De son côté, l’ancien ministre du Développement social en Jordanie, Amine al-Macheqba, a déclaré à Anadolu que ces assises ont débattu «des développements accélérés dans la région arabe, des suites de l’ingérence de certains pays de la région dans les affaires internes des pays arabes, notamment, l’Iran et ses ingérences en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen».