Esma Ben Said
29 Février 2016•Mise à jour: 01 Mars 2016
AA/ N'Djamena/ Abdoulaye Adoum
L’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) met, «les bouchées doubles», au Tchad, notamment à travers la réalisation, au moins, d'une demi-dizaine projets agricoles, sanitaires et éducatifs, a annoncé à Anadolu, Sami Dur, coordinateur de l’institution turque.
Alors que «L’année 2015 était principalement consacrée aux affaires turco-tchadiennes à caractère administratif», et à un «état des lieux», l’année en cours, est celle de «l’exécution», notamment des projets prioritaires répondant au triptyque agriculture-éducation-santé, a indiqué Dur, rencontré par Anadolu à N’Djamena.
Parmi les nombreux projets attendus ces prochains mois, figure en tête de pont, la création d'une faculté d'agronomie équipée d'un laboratoire moderne, au sein de l'université Roi Faycal, à N’Djamena, révèle le coordinateur ajoutant que le « coût s'élève à plusieurs millions de dollars», sans plus de précisions.
A compter du mois de mars et avril, plusieurs formations dans le domaine de la santé s’enchaîneront, en faveur notamment des médecins et personnels de la santé, ajoute Dur.
Un des thèmes choisi pour ces formations est celui de «la santé maternelle, infantile et néo-natale » afin de lutter contre un fléau, « la mortalité infantile », qui fait partie des préoccupations sanitaires majeurs au Tchad, précise le coordinateur.
En effet, au Tchad, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est de 194 sur 1000, d’après les données de N’Djamena qui porte sur la période 2009-2015.
Les ophtalmologues tchadiens seront eux aussi formés, notamment à l’usage des opérations chirurgicales pour les malades de la cataracte, indique Dur.
Par ailleurs, la pharmacie de l’Hôpital général de référence de N’Djamena, hors service depuis plusieurs années, sera très prochainement rénovée, le coût des travaux est estimé à près de 200 000 USD, ajoute le responsable humanitaire turc.
Dans le domaine de l’éducation, le camp de réfugiés centrafricains de Gaoui (banlieue de N'Djamena) où des cours sont dispensés, sera équipé d’accessoires (bancs, tables) ainsi que de matériels didactiques pour un coût global de 10 000 USD, annonce le coordinateur.
L’école nationale des agents de santé, à N’Djamena, a, quant à elle, été dotée, au début du mois de février, « d’une salle d'informatique flambante neuve » tandis que les femmes de la localité de Gaoui, oeuvrant dans le domaine de la poterie recevront une formation sur l’industrialisation des œuvres d' art et ou d' usage de la poterie, indique Dur.
Outre toutes ces actions en cours et futures, la Tika n’a pas oublié le volet ludique. Le coordinateur, a ainsi fait savoir qu'une étude portant sur la création d’un parc d’attraction d’une surface de trois hectares dans la commune de N’Djamena est actuellement en cours.
L’agence turque de coopération et de coordination, qui a commencé à intervenir au Tchad depuis 2013-bien avant son installation officielle en janvier 2015-s’est distinguée par de nombreuses actions dans le pays.
En deux ans, plus d’une vingtaine de projets, ont été réalisés au Tchad par l’ONG turque. Le coût global des projets soutenus par la Tika dépasse les 1.65 millions de dollars USD, sans compter divers dons et assistances menés par d’autres ONG turques au Tchad, a renseigné Sami Dur.