Gamze Türkoğlu Oğuz
06 octobre 2015•Mise à jour: 07 octobre 2015
AA - Ankara - Nur Gülsoy
La réaction de la coalition internationale aux actes de la Russie en Syrie pour sauver le président syrien Bachar al-Assad, déterminera l'équilibre mondial des puissances, a déclaré le Secrétaire général adjoint et porte-parole de la présidence de la République turque, Ibrahim Kalin.
Kalin a publié, mardi, un article dans le quotidien "Daily Sabah", à propos des raids aériens que mène la Russie en Syrie.
Dans l'article intitulé "Le jeu syrien et le nouvel équilibre des puissances", Ibrahim Kalin a relevé que la participation de l'armée russe au conflit en Syrie sous prétexte de lutte contre Daech, a engendré de nouvelles dynamiques.
L'intervention de la Russie en Syrie découle de sa volonté de renforcer son autorité après le conflit en Ukraine, conflit dont le président russe, Vladimir Poutine s'était servi pour renforcer les frontières occidentales de son pays, a écrit Kalin, ajoutant qu'en annexant la Crimée, Poutine n'a pas uniquement élargi son territoire, mais a aussi préparé la base de sa politique agressive et expansionniste.
Le Secrétaire général adjoint de la Présidence turque a estimé que la réaction de la Coalition internationale formée par les Etats-Unis, la Turquie, l'Union européenne (UE) et les pays du Golfe contre al-Assad, à l'intervention russe, déterminera l'équilibre mondial des puissances. En outre, la Russie et l'Iran utilisent Daech comme un rideau derrière lequel ils forment une alliance.
Kalin a rappelé que pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, l'intervention de la Russie ne fera rien d'autre qu'aider le régime d'al-Assad.
Dans son article, Kalin s'est aussi interrogé sur la possibilité de bons résultats de l'intervention russe sur le conflit, concluant que "ceci est impossible, car les forces du régime [syrien] saisissent cette intervention comme une occasion d'augmenter les attaques contre les opposants modérés".
"Il semble que les attaques russes visent à garder al-Assad au pouvoir pour une longue durée, au lieu de préparer le contexte pour une transition politique au bout de laquelle al-Assad partirait", a déclaré Kalin, insistant sur le fait que l'opposition modérée est la seule force qui veut sincèrement débarasser le pays de Daech.