AA - Lisbonne - Nur Gülsoy
La question des immigrés ne peut être résolue par un seul pays, a déclaré le président du Parlement turc, Cemil Cicek.
Le président du Parlement s'est exprimé lundi à Lisbonne, au cours de la session sur la migration à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée (UpM). Il a mis en garde les organisations internationales, surtout l'Union européenne (UE) contre les risques du phénomène de la migration en l'absence d'une coopération équitable .
Rappelant que la Turquie a accueilli au total deux millions de réfugiés dont 1 700 000 Syriens et 200 000 Irakiens, Cemil Cicek a souligné qu'un seul pays ne peut pas résoudre la question des réfugiés et des immigrés.
"La Turquie a dépensé 5,6 milliards de dollars de son budget pour les réfugiés, et je rappelle que tous les pays ont été plus ou moins touchés par la crise économique, a affirmé Cicek. En revanche, la Turquie a reçu 260 millions de dollars en tant qu'aide. Voici la différence. Ce n'est pas une question uniquement économique, mais le phénomène peut avoir un impact aussi sur les délits, les crimes, la stabilité et le domaine social. De ce fait, il faut traiter cette question urgemment", a dit expliqué Cicek.
Le président du parlement turc a aussi ajouté que les pays européens ont accueillis 130 000 réfugiés, ce qui est injuste vis-à-vis de la Turquie, et a appelé à coopérer pour résoudre le problème.