Ekip,Nur Asena GÜLSOY
25 Avril 2016•Mise à jour: 26 Avril 2016
AA – Ankara – Nur Gülsoy
La Turquie condamne les tentatives de blanchiment et de légitimation des organisations terroristes, a déclaré le porte-parole de la Présidence de la République turque, Ibrahim Kalin.
Kalin animait un point de presse au palais présidentiel, lundi à Ankara.
«J'insiste de nouveau sur le fait que nous condamnons les activités et les efforts en vue de légitimer et acquitter les organisations terroristes dont le PKK, pour telles ou telles raisons», a déclaré Kalin, avant de faire référence à l'interview de Cemil Bayik, un des dirigeants du PKK, au groupe britannique BBC.
Selon Kalin, ces activités visant à légitimer l'organisation terroriste ne relève pas du journalisme.
«Ce n'est rien d'autre qu'un soutien fourni à l'organisation terroriste. Imaginons qu'une telle interview avait été faite avec les membres d'al-Qaïda responsable de l'attaque de 2007 au Royaume-Uni, quelles auraient été la réaction de ce pays contre cette agence de presse?» s'est-il interrogé.
Pour Kalin, s'entretenir avec les porte-paroles ou les dirigeants de l'organisation terroriste PKK, puis imposer ces discours comme revendications légitimes et logiques, n'est rien d'autre que de la propagande pour l'organisation terroriste.»
Le porte-parole a aussi noté que la Turquie a expulsé plus de 3 300 étrangers suspectés d'activités et de contacts avec les organisations terroristes.
«Jusqu'à présent, plus de 41 mille personnes soupçonnées d'être en relation avec Daech ont été interdites d'entrer en Turquie. De même 2 770 individus, dont 1 232 étrangers ont été placés en garde à vue, et 954 parmi eux ont été poursuivis en justice», a dit Ibrahim Kalin
-Relations avec Israël
Le porte-parole a annoncé que les discussions entre son pays et Israël arrivent à leur terme et rappelé qu'elles se déroulent selon les conditions posées par la Turquie.
Il a précisé que «le processus de normalisation [entre les deux pays] débutera» après une prochaine réunion qui devrait trancher sur «les deux derniers points sur les indemnisations des familles des victimes du Mavi Marmara et la levée du blocus contre Gaza».
La marine israélienne avaient attaqué le «Mavi Marmara», le plus grand navire de la flottille qui se dirigeait vers la Bande de Gaza en 2010, dans l’objectif de lever le blocus imposé a l'enclave palestinienne. Plus de 500 activistes, pour la plupart des Turcs, étaient à bord du navire. 10 militants turcs ont été tués, et 50 autres blessés, dans l’attaque israélienne contre le «Mavi Marmara», en mai 2010.
Les relations Turquie-Israël ont connu par la suite des tensions. Pour les normaliser, Ankara a énoncé trois conditions, à savoir la présentation d'excuses par Israël pour l'affaire de Mavi Marmara, la levée du blocus contre Gaza et l'indemnisation des victimes civiles de la flottille.