AA - Ankara - Nur Gülsoy
La Nouvelle Turquie nécessite un nouvelle Constitution et un régime présidentiel, a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan.
Une nouvelle réunion avec les maires des quartiers a été organisée mardi au palais présidentiel à Ankara.
"La Turquie traverse une période critique, a-t-il affirmé. Il s'avère chaque jour que la Turquie grandissante, renforcée par de nouveaux objectifs nécessite un renouvellement, une structure adéquate. Nous ne pouvons pas atteindre les objectifs avec les habitudes, les règles et institutions de l'Ancienne Turquie. Nous avons besoin d'une transformation radicale. J'estime que les élections du 7 juin sont une occasion. Je suis convaincu que la Nouvelle Turquie nécessite un nouvelle Constitution et un régime présidentiel."
Soulignant que le régime présidentiel n'est pas un souhait personnel, Erdogan a justifié son propos par la volonté d'atteindre des objectifs fixés pour 2023, 2053 et 2071.
Le monde étant dans un contexte important de transformation, il est presque impossible pour la Turquie de saisir cette opportunité avec les mécanismes actuels, selon Erdogan.
"Le régime présidentiel est le seul à permettre des mécanismes de prise de décision rapides, a-t-il expliqué. Ceux qui sous entendent la dictature, le sultanat ou l'empire par le régime présidentiel, n'ont pas confiance en leur peuple. Y a-t-il une dictature aux Etats-Unis? Non, on parle de ce pays comme la démocratie la plus avancée. Alors en France? C'est un régime semi-présidentiel. Y a-t-il une dictature au Mexique, en Argentine, au Brésil?"
- La paix au sein du peuple
Le peuple turc a goûté à la paix, aux libertés, à la démocratie, aux droits de l'Homme, à la prospérité, à la stabilité et à la confiance; de ce fait, il ne voudra plus y renoncer, a rappelé le chef de l'Etat, faisant allusion à certaines divergences.
"Nous connaissons très bien l'intention cachée derrière les scénarios qu'on veut mettre en scène dans les universités et les rues. Certains rêvent encore de mettre les universités au centre des disputes, et de réanimer les événements de Gezi, au prix de la vie des jeunes. La Turquie a dépassé ces temps obscurs", a-t-il encore expliqué.