Kemal Karadağ,Tuncay Çakmak
14 Mars 2017•Mise à jour: 14 Mars 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Pour le ministre turc de la Justice, Bekir Bozdag, en validant le rapport sur la Turquie, la Commission de Venise s’est rangée aux côtés des défenseurs du NON pour le référendum constitutionnel qui aura lieu le 16 avril en Turquie.
Le ministre Bozdag s’est exprimé, mardi, au sujet du rapport de la Commission de Venise sur son compte Twitter.
Bekir Bozdag a d’abord qualifié de « politique, injuste et subjectif » le contenu de ce rapport, avant d’affirmer qu’il utilise le même style de langage que celui utilisé par les partis d’opposition CHP – Parti Républicain du Peuple) et HDP (Parti Démocratique des Peuples) s’opposant à la réforme constitutionnelle.
"Les rapporteurs de la Commission de Venise ont exactement repris les propos du CHP et du HDP. En validant ce rapport, la Commission de Venise s’est rangée du côté du NON. Aucune institution internationale, la Commission de Venise ou une autre, ne pourra influencer le choix libre de nos citoyens concernant la réforme", a-t-il écrit.
Selon Bozdag, en disant OUİ en majorité au référendum, le peuple turc donnera la réponse adéquate au rapport subjectif et politique de la Commission de Venise.
"Ce rapport qui n’est ni juste, ni objectif, ni impartial, qui n’a aucun caractère technique, n’a aucune valeur aux yeux de la Turquie. Une personne qui prendrait ce rapport pour se faire une idée sur la réforme proposée en Turquie, ne pourra obtenir des réponses justes", a-t-il conclu.