AA / Ankara / Ferdi Türkten
De sources de la présidence du gouvernement turc ont indiqué, jeudi, que le président du parlement européen Martin Schulz s’est entretenu au téléphone avec le Chef du gouvernement Ahmet Davutoglu, pour lui affirmer que la résolution prise, mercredi, par le Parlement européen concernant les événements de l’année 2015 a été décidée au cours d’une séance sans sa présence.
Schulz a affirmé comprendre la réaction d’Ankara à ce sujet.
De son côté, Davutolgu a transmis au responsable européen la réaction ferme de la Turquie et son rejet catégorique de la résolution en question, affirmant que l’initiative des parties qui veulent dénaturer et falsifier l’Histoire pour des desseins politiques affectera négativement les efforts visant à résoudre le problème des relations entre la Turquie et l’Arménie et jettera son dévolu sur les relations entre la Turquie et l’Europe.
« Si les partenaires européens deviennent sincères pour contribuer à l’amélioration des relations turco-arméniennes, il est nécessaire donc d’appeler l’Arménie et le lobby arménien à adhérer à un dialogue avec Ankara », a ajouté le Premier ministre.
Il a relevé que l’Arménie n’a pas répondu positivement à la proposition formulée par la Turquie portant création d’une commission mixte composée d’historiens pour élaborer des études neutres concernant les événements de 1915.
« Enquêter et se lancer à la quête de la vérité et parvenir à une réconciliation juste passe inéluctablement par l’encouragement des efforts mutuels », a lancé Ahmet Davutoglu.
Le Premier ministre turc a souligné, également, que la résolution du parlement européen, infondée, est nocive, au moment où les relations de coopération doivent être au sommet entre la Turquie et les institutions européennes, à une période om l’Europe et son environnement sont le théâtre de crises politiques ».