Kanyshai Butun
28 Juin 2026•Mise à jour: 28 Juin 2026
AA/Istanbul
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré dimanche que la Russie a commencé à utiliser ses réserves de carburant, dans un contexte marqué par une intensification des attaques ukrainiennes contre le secteur énergétique du pays.
S’exprimant lors d’une réunion consacrée à l’approvisionnement en carburant des régions russes, il a indiqué que les réserves d’essence s’élèvent à 1,7 million de tonnes, soit une baisse de 4 % par rapport à l’année dernière.
« J’ajoute que des volumes de carburant accumulés précédemment ont été injectés sur le marché intérieur », a-t-il déclaré, ajoutant que malgré cette utilisation des réserves, celles-ci restent globalement proches du niveau de l’an dernier.
Le président russe a précisé que le pays exploite pleinement les capacités de ses plus grandes raffineries de pétrole ainsi que celles des petites et moyennes entreprises du secteur. Il a également souligné que les périodes de maintenance ont été réduites et que certains travaux programmés ont été reportés afin de maintenir la production.
Vladimir Poutine a par ailleurs évoqué la possibilité d’interdire les exportations de diesel, rappelant qu’un embargo temporaire sur les exportations d’essence et de carburant pour l’aviation a déjà été instauré afin de « protéger les consommateurs nationaux ».
Face aux files d’attente observées dans certaines stations-service, il a reconnu qu’il n’est « pas toujours possible de trouver la bonne marque d’essence actuellement ».
Ces déclarations interviennent alors que des frappes de drones ukrainiens ont récemment ciblé plusieurs raffineries russes, provoquant l’arrêt temporaire de certaines installations pour maintenance. Moscou a, en réponse, mis en place des restrictions ponctuelles sur le marché intérieur afin de stabiliser l’approvisionnement en carburant.
Des limitations de vente ont été signalées dans plusieurs régions de Russie ainsi qu’en Crimée, annexée par Moscou en 2014.
Selon l’état-major ukrainien, les forces de Kiev auraient frappé 16 grandes raffineries et terminaux pétroliers russes ce mois-ci, mettant hors service plus de 30 % des capacités de raffinage du pays.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir