AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a annoncé, lundi, que les discussions avec le Parti d’Action Nationaliste (MHP) pour former une coalition gouvernementale n’ont pas abouti.
Davutoglu a tenu une conférence de presse au siège de son parti, après la rencontre avec le Président du MHP, Devlet Bahceli.
L’entretien entre les deux dirigeants, qui a duré deux heures trente, n’a pas permis de trouver une formule acceptable pour leurs partis respectifs.
«Malheureusement, malgré notre volonté de former un gouvernement, il n’a pas été possible de trouver un terrain d’entente ni avec le Parti Républicain du Peuple (CHP), ni avec le MHP, pour former une coalition, a déclaré Davutoglu. J’avais ouvertement annoncé que pendant que nous menons des discussions avec un des partis, nous entretiendrons des échanges également avec les autres formations. Je souhaite tout d’abord remercier Monsieur Bahceli pour son accueil chaleureux et sa sincérité lors de nos discussions d’aujourd’hui.»
Davutoglu a expliqué qu'il a étudié avec Bahceli, point par point, les conditions du MHP pour former un gouvernement.
«Nous avons discuté des quatre conditions du MHP. Après cela il a été nettement clair qu’une coalition entre nos partis n’était pas possible», a-t-il indiqué.
D’après les déclarations du Premier ministre, Devlet Bahceli a fermé la porte à toute autre formule gouvernementale, refusant d’apporter son soutien à un gouvernement minoritaire ou à un vote au parlement pour des élections anticipées.
«Nous allons nous réunir dès que possible au sein du parti pour décider du chemin à suivre, a-t-il annoncé. Après cela, je rencontrerai le Président de la République. Si je dois me démettre de la responsabilité de former un gouvernement, je le ferais.»
Le chef du gouvernement a exprimé son sentiment d’avoir accompli au mieux la tâche qui lui avait été confiée par le Président de la République.
«J’ai fais de mon mieux depuis le 9 juillet, date à laquelle j’ai reçu la charge de former un gouvernement, pour tenter de trouver un accord avec le CHP et le MHP, a-t-il poursuivi. Mais il s’est avéré qu’aucun terrain d’entente n’est possible. Je respecte les choix des autres présidents de partis. Dans cette situation, il n’y a plus de formule possible pour une coalition.»