AA/ Istanbul / Sefa Mutlu
Le candidat à l'élection présidentielle et premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, a souligné que "l’Etat d’Israël sombrera tôt ou tard dans les sangs des palestiniens qu’il fait encore couler à Gaza et dans les différents recoins de la Palestine »
C’était lors d’une allocution prononcée à l’issue d’un dîner-Iftar organisé à Istanbul en l’honneur du président palestinien, Mahmoud Abbas.
Erdoğan a adressé des critiques virulentes à l’armée israélienne, qui a-t-il dit, "ne cesse de lancer des obus et des missiles sur les populations civiles dans la bande sans discernement aucun entre hommes et femmes entre enfants ou personnes âgées".
Pour le premier ministre turc, les crimes perpétrés par Israël dans la Bande de Gaza sont "indéniablement des actes que l’honneur désavoue », appelant « les Nations Unies à agir partant de sa vocation essentielle qui consiste à protéger les droits de tous les Etats, puissants ou petits ».
L’ONU a perdu sa crédibilité, a estimé Erdogan, dès lors "qu’elle a fait preuve de silence et d’inertie à prendre des positions sérieuses et énergiques, tant au niveau du Conseil de Sécurité ou qu’au niveau des différentes agences et organisations y relevant".
"Figurez-vous il n’ya aucun Etat islamique parmi les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité", s'est exclamé, Erdogan. "Tous les Etats qui y sont membres sont des Etats chrétiens et partagent les mêmes visions et concepts », a fustigé le premier ministre turc, faisant remarquer que « les décisions émanant du Conseil de sécurité se heurtent habituellement au véto de ces Etats »
"Est-ce que vous attendez à ce que pareilles institutions puissent servir un jour à diffuser les valeurs de justice dans le monde ? S’est interrogé Erdogan, citant en exemple l’échec cuisant de l’ONU lors de la crise syrienne et bien d’autres questions en rapport avec la sécurité et la paix internationales.
Plus de 100 résolutions ont été adoptées et approuvées par l’ONU contre Israël. Hélas sont "restées toutes « lettre morte », a déploré Recep Tayyip Erdoğan, appelant à une réforme radicale du système des Nations Unies.