Ferdi Türkten
15 Juin 2021•Mise à jour: 15 Juin 2021
AA/Bruxelles
Le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué qu'au cours de sa rencontre avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, il a été question de la mise en place d'un dialogue direct sans intermédiaire pour régler les points de divergences entre les deux pays.
Erdogan a animé lundi une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec le président américain Joe Biden dans le cadre du sommet de l’OTAN qui se déroule actuellement à Bruxelles en Belgique.
Il a souligné l’importance du rôle de l’OTAN pour le maintien de la stabilité mondiale.
"Pour le maintien de la stabilité mondiale, les responsabilités de l'OTAN se sont accrues. En cette période, on ne doit pas fuir mais endosser nos responsabilités", a-t-il insisté.
Et Erdogan d’ajouter :
"De la Méditerranée à la mer Noire, de l'Europe à l'Asie, partout où la protection de l'OTAN est nécessaire, l'alliance doit jouer un rôle actif."
Le leader turc a indiqué qu'au cours de sa rencontre avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, il a été question de la mise en place d'un dialogue direct sans intermédiaire pour régler les points de divergences entre les deux pays.
Erdogan a également assuré que le président français, Emmanuel Macron, lui a déclaré, au cours de leur réunion, qu’il n’était nullement contre l'islam.
"Je lui ai suggérer de faire des actions et des déclarations en ce sens" a dit Erdogan.
Interrogé sur son entretien en tête à tête avec le président américain, Joe Biden, et les relations entre les deux pays, Erdogan, s’est contenté de dire :
"Nous pensons qu'il n'y a aucun problème qui ne puisse être résolu dans les relations entre la Turquie et les États-Unis."
Ce dernier a indiqué avoir demandé, lors de ses différents entretiens et interventions, l’arrêt du soutien apporté par certains pays à l’organisation terroriste PYD/PKK.
"Grâce à nos opérations transfrontalières, nous avons libéré plus de 8 200 kilomètres carrés du terrorisme", a-t-il rappelé avant de réclamer de ses alliés de la solidarité.
"Nous espérons que tous nos alliés mettront de côté les calculs politiques superficiels et feront preuve d'une solidarité totale avec la Turquie."
Erdogan a notamment assuré regretter la persistance d’une vision perverse qui considère qu’il existe des bons et des mauvais terroristes.