Mohammed Maher Ben Romdhane
27 Avril 2019•Mise à jour: 27 Avril 2019
AA/Ankara
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a démenti les accusations du prétendu « génocide arménien » en affirmant que « si les prétentions des arméniens étaient réelles, comment des millions d'arméniens peuvent-ils vivre aujourd'hui dans de vastes territoires d'Europe, d'Amérique, d'Afrique du Nord et du Caucase ».
Au cours de son discours lors de la 28ième réunion consultative et d’évaluation de l’AK Parti à Ankara, Erdogan a expliqué que « le déplacement des Arméniens ne peut être qualifié de génocide ou de catastrophe, il s'agit d'un incident douloureux survenu en 1915 ».
Il a indiqué que la décision de déplacer les Arméniens était une mesure visant à éviter la survenance de catastrophes en raison de la collaboration de groupes criminels arméniens avec les forces de l’occupation russe de l’époque. D’autant plus que beaucoup de civils à l’est et au sud-est de l’Anatolie ont été victimes de « boucheries » commises par les forces de l’occupation, russe et arménienne.
Erdogan a ajouté que le déplacement arménien a engendré « beaucoup de douleur » et que « la quête de la vérité sur cette question doit se faire, non pas au sein des parlements et des gouvernements mais dans les archives, par les historiens et les scientifiques ».
La Turquie a toujours assuré que le qualificatif de « génocide » ne correspond pas aux événements de 1915, il s’agit plutôt d’« une tragédie qui a frappé les deux camps ». Il est, ainsi, essentiel d’examiner ces questions loin des tractations politiques en partant du principe de la « mémoire juste ».
La Turquie propose la réalisation d’enquêtes en se basant sur les archives turques, arméniennes et celles des autres Etats ainsi que la formation d’une commission historique composée d’historiens, turcs et arméniens; et d’experts internationaux.