İlhan Toprak
24 octobre 2015•Mise à jour: 26 octobre 2015
AA - Gaziantep - Nur Gülsoy
"Les avancées réalisées en Syrie visent en réalité à divisier Turquie", selon le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef d'Etat a prononcé un discours, samedi, à Gaziantep, lors de la cérémonie d'inauguration de l'année universitaire 2015-2016 à l'Université Hasan Kalyoncu, où il a reçu un doctorat honoris.
La question syrienne occupe davantage l'actualité mondiale, selon Erdogan: "on comprend de mieux en mieux l'importance des propositions faites par la Turquie, telles que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne ou la mise en oeuvre du programme d'entraînement et d'équipement. Mais le souci est différent. Leur souci est de diviser la Turquie, voici pourquoi tous ces événements. Y a-t-il un autre pays qui puisse évaluer la situation mieux que la Turquie qui, dispose d'une frontière de 911 km avec la Syrie et de 350 km avec l'Irak? Certains ont cherché à 'faire mieux que la Turquie', mais ils ont échoué, voilà pourquoi. Ils devront revenir sur nos propositions, tôt ou tard. Sinon nous devrons faire nos avancées."
Erdogan a critiqué ceux qui n'acceptent pas que le Parti de l'Union démocratique (PYD, branche syrienne du PKK) soint considéré comme étant une organisation terroriste.
"Le PYD compte actuellement 1 400 membres du PKK", a-t-il précisé. "C'est un fait. Mais malheureusement, les pays qui semblent être nos amis disent le contraire. Ces organisations reçoivent des aides en armes de plusieurs pays dont nous connaissons très bien esquels", a-t-il clamé.
Pour Erdogan, la visite du président syrien Bachar al-Assad à Moscou est "inacceptable". "Comment justifier, dans le monde diplomatique, que le tapis rouge soit déroulé à un individu qui a sacrifié 370 000 personnes?", s'est-il Erdogan.
Le président turc a mis l'accent sur le fait que le plan consiste à contrôler le Nord de la Syrie, ce que la Turquie ne le permettra pas, dès lors que cela la menacerait également.
"Les feux du terrorisme qui incendie Syrie nous touche en premier lieu. Mais ces feux brûleront la région tout entière, puis l'Europe et le monde entier aussi", a conclu Erdogan.