Kurbani Geyik,Tuncay Çakmak
16 Mars 2016•Mise à jour: 17 Mars 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que la Turquie n'acceptera pas que la région soit à nouveau démembrée et divisée.
Erdogan s’est exprimé, mercredi, lors de la cérémonie de présentation des projets développés à travers le monde par l’Agence Turque de Coopération et de Coordination (TIKA).
"Certains veulent achever le démembrement de la région, commencé il y a cent ans. Nous n'avons peut-être pas su nous opposer aux enjeux créés de toute pièce pour nous diviser à ce moment là. Mais aujourd'hui, nous ne permettrons pas que notre unité de coeur soit divisée" , a-t-il affirmé.
Pour le président turc, un certain nombre de pays et de puissances veulent l’affaiblissement de la Turquie pour pouvoir justement poursuivre la division de la région.
"De nombreux pays et de nombreuses forces espèrent que la Turquie plie le genoux et abandonne. C'est cette réalité qui se cache derrière ces attaques terroristes", a-t-il dit.
Le Président Erdogan a assuré que les organisations terroristes PYD/YPG ne sont pas soutenues par les Kurdes, ou exceptionnellement, comme le PKK. Il a affirmé que "les armes qui sont dans les mains de ces groupes sont occidentales. Ils [les groupes terroristes] ouvrent des bureaux et des représentations dans ces pays [occidentaux]. Ils ne combattent pas réellement les organisations terroristes."
Erdogan a poursuivi sa charge contre «la souplesse» des pays européens et occidentaux à l'égard des organisations terroristes qui frappent la Turquie.
"Ce n'est pas important de déclarer qu'une organisation est 'terroriste', ce qui compte c'est comment vous la combattez. Est-ce que vous livrez [les terroristes] à la Turquie par exemple? Où trouvent-ils l'argent qui leur permet d'exister? Nous attendons une position sincère et effective" les a-t-il interpellé.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat turc a sévèrement critiqué les propos et les gros titres de certains journaux et journalistes, selon lesquels, "tous les problèmes de la Turquie sont dus à la volonté d’Erdogan de transformer le régime du pays en un système présidentiel".
Répondant aux critiques de certains de ces intellectuels et organes de presse à propos de l'attentat d'Ankara Erdogan a affirmé: "Nous travaillons seulement pour garantir un avenir fort à notre pays. Leurs soucis à eux, c’est de diviser la Turquie. Nous ne le permettrons pas".