Mehmet Tosun,Nur Asena GÜLSOY
14 Mars 2016•Mise à jour: 15 Mars 2016
AA - Ankara - Nur Gülsoy
"Il faut réviser les notions de terrorisme et de terroriste immédiatement, dans le Code pénal", a souligné le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef d'État affichait cette position au cours d'une réunion avec les professionnels du secteur médical au palais présidentiel à Ankara, lundi, à l'occasion de la Journée de la Médecine.
Il a abordé l'attaque commise dimanche soir dans la capitale.
Une attaque a été commise dans le quartier de Kizilay, dans le centre de la capitale turque, là où se trouvent les principaux arrêts de bus fortement fréquentés par les civils.
L'attaque, qui a eu lieu dimanche vers 18:45 locales, a fait 37 victimes et 71 blessés, dont certains sont encore dans un état critique.
Selon Erdogan, il est nécessaire de réviser les notions de terrorisme et de terroriste immédiatement, dans le Code pénal turc.
"Il est désormais inacceptable que les personnes suspectées de soutenir les organisations terroristes et arrêtées par nos agents de sécurité, rentrent par une porte du palais de justice et sorte de l'autre. Ce n'est pas une question de liberté d'opinion, de la presse ou d'organisation", a-t-il martelé.
"Ces actes sont commis dans les endroits publics et ont des objectifs spécifiques, a-t-il poursuivi.
"Les attaques commises à Suruc [province de Sanliurfa, sud-est, juillet 2015], à la gare d'Ankara [octobre 2015], à Sultanahmet [Istanbul, janvier 2016] et encore à Ankara [17 février dernier] avaient peut-être tous des buts précis. Mais la dernière attaque à Ankara a été perpétrée dans un endroit très aléatoire, où des gens peuvent s'y rendre, un dimanche soir, à une heure de pointe. C'est un acte qui a révélé le vrai visage de l'organisation terroriste du fait que l'acte a ciblé le peuple entier, et non pas tel ou tel groupe en particulier", a-t-il souligné.
Le président a dénoncé, également, ceux qui "essaient de tirer un profit politique de l'attaque tragique d'Ankara" et a assuré que "ceux - dans le pays et à l'étranger - qui pensent faire payer un tribut à la Turquie, paieront eux-mêmes le vrai prix."
Il a remercié les professionnels médicaux qui travaillent dans des conditions difficiles, notamment, dans les régions touchées par le terrorisme.