Atakan Çelik,Tuncay Çakmak,Saida Charafeddine
18 Février 2016•Mise à jour: 18 Février 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a dévoilé l’identité de l’auteur, un membre du YPG, branche syrienne du PKK, de l’attentat terroriste perpétréqui mercredi à Ankara.
Davutoglu s’est exprimé, jeudi, devant les journalistes après sa visite du Chef d’Etat-Major, Hulusi Ankara, à qui il a présenté ses condoléances pour les victimes militaires et civiles qui se trouvaient dans les véhicules de transport de l’armée.
«Le nom de l'auteur de l'attentat est Salih Neccar, a-t-il déclaré. Il est né en 1992 dans la ville de Amuda, dans le nord de la Syrie. Le lien direct avec le YPG a été révélé. Neuf autres personnes ont été mis en garde à vue."
"Je m'adresse encore une fois, après cet attentat, aux organisations voulant inviter le YPG à la table des négociations, comme s'il s'agissait d'un groupe démocratique, a-t-il poursuivi. Comme c'est le cas pour les organisations terroristes al-Qaida et Daech, l'organisation terroriste du YPG ne peut pas non plus s'asseoir autour d'une table de négociations"
"Ceux qui soutiennent une organisation ennemie à la Turquie, de manière directe ou indirecte, risqueraient de perdre l'amitié de la Turquie, a-t-il encore dit. Il n'est pas possible que nous tolérions qu'une organisation terroriste menace notre peuple, dans la capitale de la Turquie"
"Quels que soient les responsables de cette attaque à l'intérieur de la Turquie, ils seront traduits devant la justice, a-t-il annoncé : Ceux qui y sont à l'origine en dehors de la Turquie, où qu'ils soient, et quelles que soient les circonstances, nous allons leur faire payer le prix à notre manière. Nous allons prendre toutes les mesures appropriées de légitime défense à nos frontières. Sans hésiter, nous allons répliquer et de manière forte".
"Je condamne l'approche non-consensuelle d'un certain parti [Le HDP] à vouloir rédiger une Déclaration commune, a-t-il ajouté. Les personnes qui ne condamnent pas cette attaque n'ont pas le droit de parler de démocratie."
"Mon deuxième appel est adressé aux partis politiques et aux organisations non-gouvernementales, a-t-il encore dit. Nous devons lutter ensemble contre le terrorisme, quelque que soit sa source, quelque soit son pion".
"Nous possédons toutes les preuves, a-t-il continué. Je ne donne pas de détails maintenant, mais nous les possédons, et les communiquerons à tous les pays concernés. Aujourd'hui, je vais donner des instructions au ministre turc des Affaires Etrangères pour qu'il notifie ces informations aux pays membres du conseil de sécurité. Elles seront notamment adressées, preuves à l'appui, à ceux qui prétendent que le YPG n'est pas une organisation terroriste".