AA - Ankara - Naz Altinsoy - Lorène Barillot
Le ministre des Affaires étrangères turc, dans un entretien à l'AA le 17 mars à l’occasion du troisième anniversaire de la guerre civile en Syrie, qui avait commencé le 15 mars 2011 par des émeutes avant de s'enliser, a affirmé que la Turquie partageait les peines de ses voisins syriens, avec lesquels elle entretient des liens historiques.
Ahmet Davutoğlu a relevé que plus de 10 millions de personnes sur le territoire syrien ne pouvaient pas satisfaire leurs besoins humains fondamentaux. Il a indiqué que 6,5 millions de Syriens étaient déplacés à l’intérieur du pays et que plus de 2,5 millions de réfugiés se trouvaient dans d'autres pays.
“C’était une grande épreuve. Malheureusement la communauté internationale y a échoué. Si cette situation perdure, elle pourrait s'inscrire parmi les pages les plus sombres de l'histoire du XXIème siècle. Elle constituera peut-être même sa première page la plus sombre", a -t-il déclaré.
Ahmet Davutoğlu a mentionné qu’en plus de ses efforts politiques et diplomatiques, la Turquie s’efforçait aussi de soulager la douleur de ses frères et sœurs syriens. Il a indiqué qu'elle allait continuer d'accueillir les réfugiés syriens sur son territoire.
"Nos frères et sœurs syriens sont hébergés partout en Turquie. Je remercie à toutes nos provinces de leur avoir offert leur hospitalité", a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
"Nous espérons que la période de négociations sans résultat de la conférence ‘Genève 2’ va reprendre dans un environnement sain", a expliqué le ministre en affirmant son souhait de voir le peuple syrien gouverné selon sa propre volonté.