AA - Ankara - Nur Gülsoy
La condamnation de certains députés auxquels le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a proposé un poste ministériel dans le gouvernement électoral, est le problème principal, selon le vice-Premier ministre Yalcin Akdogan.
Akdogan a accordé une interview, jeudi à la chaîne TRT Haber, dans laquelle il a commenté la procédure de mise en place d'un gouvernement électoral.
Le Parti d'Action Nationaliste (MHP) a exigé la démission de son député d'Ankara, Tugrul Turkes, parce que celui-ci a accepté la proposition de Davutoglu, d'intégrer le gouvernement provisoire qui va diriger la Turquie jusqu’aux élections législatives anticipées du 1er novembre.
"C'est une obligation constitutionnelle, une situation contraignante, a déclaré Akdogan. Ceux qui refusent [l'invitation] fuient non seulement leur responsabilité politique, mais aussi l'obligation constitutionnelle. Ce n'est pas une coalition entre les partis ou un gouvernement du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), mais un gouvernement qui mènera la Turquie vers des élections en paix et en sécurité. Monsieur Turkes a accepté ce poste dans le cadre constitutionnel. Le problème principal ici, c'est qu'il est ciblé et condamné. Il est faux d'instaurer un blocage politique."
Davutoglu a été chargé mardi, par le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, de former le gouvernement électoral provisoire dans un délai de cinq jours.
Le Premier ministre a alors adressé mercredi, des courriers individuels à plusieurs députés des partis de l’opposition, leur proposant des postes de ministres.