Hişam Şabani
23 Décembre 2016•Mise à jour: 24 Décembre 2016
AA/ Djeddah / Ramazan Turgut
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que son pays vise un cessez-le-feu permanent en Syrie, à sauver les civils, à leur faire parvenir des aides humanitaires, et à entamer le processus de transition politique.
Cavusoglu a déclaré à Anadolu, à l’issue de la réunion extraordinaire des ministres de l'Organisation de la Conférence islamique à Djeddah, en Arabie Saoudite, jeudi, "Nous essayons en toute sincérité d’atteindre trois objectifs, à savoir, un cessez-le-feu immédiat, à sauver les civils en situation difficile, à leur faire parvenir des aides humanitaires, et à entamer le processus de transition politique".
Le ministre turc des Affaires étrangères a noté que la réunion extraordinaire, a permis d’aborder la question de la ville syrienne d'Alep (nord), soulignant que les participants ont convenu à l’unanimité d’une déclaration sur la nécessité d’un cessez-le feu, de faire parvenir les aides humanitaires dans toutes les régions, et d’entamer le processus politique.
Cette déclaration est en harmonie avec celle annoncée il y a deux jours à Moscou, [par la Turquie, la Russie, et l’Iran], a-t-il souligné.
Cavusoglu a relevé que la Turquie a réussi, grâce à ses efforts, et à ses contacts avec la Russie et l'Iran, à sauver les civils et l'opposition syrienne des zones assiégées des quartiers de l'est d'Alep.
Près de 40 mille 500 personnes ont été évacués, outre environ deux mille personnes sortis à bord de leurs véhicules privés, a-t-il rappelé.
Il a poursuivi: " Mais la Syrie ne se limite pas à Alep. D'autres régions sont assiégées et sont le théâtre de combats".
« Il y a des gens qui meurent de faim. Des personnes qui souffrent de l'oppression du régime. D'autres ont été contraintes de quitter leurs foyers. Par conséquent, nous avons ultérieurement inclus l'Iran dans l'accord conclu avec la Russie, en raison du rôle important joué par Téhéran [en Syrie] », a-t-il ajouté.
Le ministre turc a relevé en particulier l’influence de l’Iran « sur les milices armées étrangères, outre les troupes des Gardiens de la révolution et du Hezbollah».
"Par conséquent, l'Iran devrait user de son influence sur ces groupes, pour assurer la mise en œuvre de l'accord que nous avons conclu. Il est prévu que le cessez-le-feu soit observé dans tout le pays, sauf en ce qui concerne les organisations terroristes", a déclaré Cavusoglu.
«Est-ce que tout cela sera terminé, en cas de respect du cessez-le feu? Non. Parce que le pays a besoin d'une solution politique durable. Voilà ce que nous affirmons constamment », a-t-il martelé.
Le ministre turc a indiqué que le démarrage des négociations ne signifie pas l'acceptation du maintien d’al-Assad (chef du régime syrien), au pouvoir.
La Turquie et l’opposition syrienne ne croit pas qu’al-Assad, qui a tué 600 mille personnes dans le pays, puisse se maintenir au pouvoir, a-t-il conclu.