Mona Saanouni
11 Septembre 2018•Mise à jour: 12 Septembre 2018
AA/Bucarest/Nazlı Yüzbaşıoğlu
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré, mardi, que "la proposition de son pays concernant la province syrienne d'Idleb est claire, et concerne l'arrêt des attaques et le travail conjoint pour éliminer les groupes terroristes".
C'est ce qui ressort d'une conférence de presse conjointe à la suite d'une réunion tenue mardi avec ses homologues polonais et roumain, dans la capitale roumaine Bucarest.
Cavusoglu a souligné que "tout le monde s'intéresse à la situation en Syrie.
"Pourquoi de nombreux civils et des milliers de femmes et d'enfants devraient-ils être tués?", s'est-il demandé.
Il a noté que les attaques du Régime syrien et de la Russie sur Idleb se poursuivent.
"Notre proposition est claire, que les attaques cessent et que nous travaillions ensemble pour éliminer les groupes terroristes", a-t-il ajouté.
"Nous n'avons pas beaucoup progressé dans la recherche d'une solution politique qui soit la meilleure pour la Syrie", a-t-il déclaré.
"Le Régime et ses partisans croient en une solution militaire", a poursuivi Cavusoglu.
"Bien que nous ayons fait beaucoup d'efforts à Astana (Kazakhstan) et à Sotchi (Russie) et que nous nous sommes rencontrés à Téhéran (sommet tripartite) pour empêcher le massacre (à Idleb), le Régime poursuit ses attaques", a-t-il martelé.
Cavusoglu a exprimé la volonté de son pays de travailler avec la Russie, l’Iran, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, avec tous les partenaires en Syrie.
Il a par ailleurs souligné que "son pays défend l'intégrité territoriale de la Syrie", mais "tuer les innocents, les femmes et les enfants n'est pas le meilleur moyen pour garantir cela".
"J'appelle tout le monde à faire entendre sa voix contre les attaques du Régime et pour trouver une solution pacifique en Syrie", a-t-il conclu.
Idlib, située près de la frontière turque, a été déclaré zone de désescalade, dans le cadre du processus en cours d’Astana, et les actes d’agression y sont donc expressément interdits.
Cependant, depuis deux mois, la zone de désescalade d'Idlib a été la cible d'attaques aériennes particulièrement violentes menées par la Russie et les forces du régime d'al-Assad.