Tevfik Durul,Zuhal Demirci,Tuğrul Çam,Ayşe Betül Gedikoğlu
08 Août 2019•Mise à jour: 09 Août 2019
AA - Ankara
Le consensus trouvé avec les États-Unis, concernant la création d'une zone sécurisée dans le nord de la Syrie, est un bon début, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Cavusoglu a animé une conférence de presse en marge de la 11ème Conférence Annuelle des Ambassadeurs, jeudi dans la capitale turque, Ankara.
Le chef de la diplomatie turque a tout d'abord commenté les entretiens qui se sont déroulés du 5 au 7 août en Turquie, entre des responsables du ministère turc de la Défense nationale, et des responsables militaires américains.
"Nous pouvons estimer le consensus trouvé, hier (mercredi), comme un très bon début", a-t-il affirmé, notant surtout l'importance de la création d'un centre conjoint d'opération pour les démarches et décisions futures qui seront prises.
"Notre objectif est de créer une zone sécurisée, a-t-il insisté. Les organisations terroristes YPG/PYD et PKK doivent être éliminées de cette zone. En réalité, ils sont tous unique. Il faut les éliminer tous. Il est important que la Turquie et les États-Unis agissent ensemble pour la sécurité et la stabilité de ces zones. Il y a notamment une dimension humanitaire relevant du retour des réfugiés syriens en Turquie et des Syriens qui ont été forcés à se déplacer à partir des différentes régions en Syrie."
Cavusoglu a averti: "nous ne permettrons pas que ceci tourne en un processus de diversion comme à Manbij".
Par ailleurs, le ministre turc a indiqué que la Turquie est un pays qui unit l'Asie et l'Europe.
"La Turquie assure le rôle d'un pont entre l'Orient et l'Occident de part sa position géographique, du rôle qu'elle s'attribue et des activités qu'elle mène", a-t-il ajouté.
Notant que l'Asie commence à devenir le centre d'économie du monde, Cavusoglu a assuré que la Turquie veut porter ses relations avec l'Asie, à un niveau supérieur dans plusieurs domaines.
"Certains soi-disant intellectuels disent que la Turquie se tourne vers l'Asie et néglige l'Occident. Ceci est faux", a-t-il conclu.