Khadija Al Zogami
11 Avril 2017•Mise à jour: 11 Avril 2017
AA/ Rome
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que selon les données dont dispose son pays, le régime syrien est toujours en mesure d'utiliser des armes chimiques, affirmant la nécessité de l'empêcher d’en faire à nouveau usage.
C’est ce qu’a déclaré Cavusoglu aux journalistes turcs, mardi, en Italie, dans le cadre de la réunion élargie sur la Syrie, en marge de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G7.
Participent à la réunion élargie sur la Syrie, des ministres et des représentants de l'Italie, de l'Allemagne, de France, des États-Unis, d'Arabie Saoudite, du Qatar, des Émirats arabes unis, de Jordanie et de l'Union européenne.
Les organisations internationales ont œuvré à nettoyer la Syrie des armes chimiques après l'attaque de la Ghouta orientale en 2013, a noté le ministre turc.
Il a ajouté : « Cependant, le fait que le régime syrien dispose encore de ces armes signifie soit qu’il ne les a pas toutes remises aux organisations internationales, soit qu’il est parvenu à en obtenir auprès des pays ou des groupes qui le soutiennent».
«Les menaces persistent et pourraient même s’aggraver tant qu’al-Assad reste au pouvoir » a affirmé Cavusoglu, appelant à la « nécessité de mettre en place d'un gouvernement de transition dans les plus brefs délais ».
Pour assurer l'avenir de la Syrie «il est nécessaire d’entamer un processus politique, d’appliquer un cessez-le-feu complet sur l’ensemble du territoire du pays, et de poursuivre en même temps la lutte contre les organisations terroristes telles Daech», a relevé le ministre.
Mevlut Cavusoglu a indiqué qu’il a expliqué, lors de la réunion, la position de la Turquie, selon laquelle « le régime syrien doit cesser de tuer des civils et mettre fin à ses attaques contre l’opposition ».
Pour conclure, le chef de la diplomatie turque a souligné la nécessité de convaincre la Russie de l'idée d’une « Syrie sans al-Assad».
Plus de cent civils ont été tués et cinq cents autres blessés, pour la plupart des enfants, lors de l’attaque menée, perpétrée mardi dernier, par l’aviation du régime syrien contre la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, en Syrie.