Tevfik Durul,Zuhal Demirci,Tuncay Çakmak
26 Octobre 2019•Mise à jour: 27 Octobre 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a appelé samedi l'Allemagne à se conformer à "l'esprit d'alliance" au sujet de l'opération antiterroriste menée par la Turquie dans le nord de la Syrie.
Le Chef de la diplomatie truque recevait, samedi, son homologue allemand Heiko Maas à Ankara.
Après leur entretien, les deux ministres ont tenu une conférence de presse conjointe.
Mevlut Cavusoglu a d’abord fait savoir que son homologue et lui ont discuté, en détails, de l’opération Source de Paix en Syrie, et des accords conclus avec les Etats-Unis et la Russie.
"Nous attendons de l'Allemagne qu'elle agisse dans l'esprit d'alliance", a déclaré le ministre turc.
Cavusoglu a également attiré l’attention de son hôte sur les activités des partisans du groupe terroriste YPG/PKK en Allemagne, qui ont, ces dernières semaines, harcelé et attaqué des citoyens turcs. Cavusoglu a exhorté les responsables de la sécurité allemands à agir contre de telles violences qui menacent les citoyens turcs et leurs biens, ainsi que les lieux culturels et les mosquées.
Le Chef de la diplomatie turque a par ailleurs répondu aux accusations de certains pays européens, qui ont fait état de victimes civiles en Syrie lors de l’opération turque.
"L’Armée turque est probablement l’armée la plus humaine", a-t-il affirmé, rejetant ces accusations infondée et mensongères mises en avant par les partisans du PKK/YPG.
"La Turquie est le pays le plus sensible aux questions d'intégrité territoriale de la Syrie et au retour volontaire des réfugiés", a-t-il déclaré. Dans ce sens, il a très fermement condamner les pays, à la tête desquels arrivent la France et Israël, qui ne s’inquiétaient pas de l’intégrité territoriale de la Syrie quand le PKK/YPG voulait justement diviser ce pays.
Cavusoglu a ensuite expliqué que l’une des priorités de l’opération est de créer une zone de sécurité qui pourra permettre le retour volontaire des réfugiés syriens vivant en Turquie.
Il a ainsi fait savoir que plus de 30 000 Syriens déplacés étaient rentrés dans le nord de la Syrie depuis le lancement, le 9 octobre, de l'opération antiterroriste menée par la Turquie, selon les données de l'ONU.
Enfin, le Chef de la diplomatie turque a très fermement condamné la politique de complaisance des Etats-Unis envers des dirigeants de l’organisation terroriste PKK/YPG.
"Il est inacceptable que les États-Unis établissent un dialogue avec un terroriste recherché par Interpol", a-t-il déclaré, concernant les déclarations de certains responsables américains au sujet de Mazlum Kobani, un chef du PKK/YPG.
Pour conclure, Mevlut Cavusoglu a estimé que la création d’une zone de contrôle militaire internationale dans le nord de la Syrie, comme le propose l’Allemagne, ne répondrait pas aux besoins sur le terrain.