AA / Erbil / Ali Chikhou
Le Premier ministre du District du Nord de l’Irak Netchirvan Barzani a tenu à assuré que la «Turquie n’a offert aucune forme de soutien à l’organisation terroriste de l’Etat Islamique ».
Barzani répondait ainsi à une question d’un journaliste au sujet des informations véhiculées par certains médias sur un probable «soutien de la Turquie à l’EI», au cours d’un point de presse tenu, lors de la visite du premier ministre dans la province de Dohuk (Nord de l’Irak).
Barzani a ajouté au cours de ce point de presse, diffusé par plusieurs médias irakiens, que « le District du Nord de l’Irak est disposé à transférer les recettes du pétrole au gouvernement central de Bagdad».
«Les recettes du pétrole du District n’ont pas encore été remises au gouvernement irakien», a-t-il clarifié, exprimant la « prédisposition du gouvernement du district à remettre ces recettes à Bagdad, à condition que le gouvernement central transfère 17% du Budget général de l’Etat au District ».
«Le District n’a pas encore reçu sa quote-part du budget de l’Etat», a-t-il relevé.
Il a, par ailleurs, appelé le « chef du gouvernement Haydar Abadi, le président de la République Foued Massoum et le président du Parlement Salim al-Jebouri à se rendre dans la province de Dohuk pour prendre connaissance de près du nombre considérable de déplacés ».
«Plus de 800 mille déplacés se sont installés dans la province, qui comptait initialement un million 300 mille habitants», a-t-il encore dit.
Des vagues de déplacés se sont déversées dans la province de Dohuk depuis Ninive après le contrôle par "l’EI" de vastes régions depuis le mois de juin dernier de la province limitrophe.
«Le gouvernement du District du Nord de l’Irak est incapable, à lui seul, à assurer les besoins des déplacés », a souligné Barzani.
Barzani a, sur un autre plan, évoqué le problème de l’enseignement et de l’éducation que vit la province. «Les déplacés se sont réfugiés dans quelques 460 écoles, ce qui a généré une véritable crise et retardé le démarrage de l’année scolaire», a-t-il conclu.