Atheer Ahmed Kakan
19 Février 2016•Mise à jour: 19 Février 2016
AA / Washington / Athir Kakan
Le conseiller national adjoint pour les Communications stratégiques des États-Unis, Ben Rhodes, a déclaré jeudi que «son gouvernement n’est pas encore parvenu à déterminer le responsable dans cette attaque [de mercredi à Ankara]».
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à la Maison Blanche, Rhodes a précisé que son pays avait clairement souligné auprès des Unités de protection du peuple (YPG) ainsi que des autres groupes kurdes, l’importance de la coalition entre la Turquie et les Etats-Unis, les exhortant à éviter tout ce qui pourrait être contre-productif pour l'objectif principal, à savoir la lutte contre Daech.
Il a affirmé que les États-Unis prennent au sérieux les craintes sécuritaires de son allié, la Turquie.
Par ailleurs le porte-parole du Département d'Etat américain, John Kirby, a refusé de confirmer ou d’infirmer l’implication du YPG dans l’attentat d’Ankara.
Kirby a déclaré que son pays ne soutient pas l’établissement d’une zone d’auto-gouvernance dans le nord de la Syrie, ajoutant que la Turquie a le droit de se protéger contre les attaques terroristes la visant.
Le Parti de l'union démocratique kurde syrien (PYD) et sa branche armée, les YPG, sont inscrits sur la liste des organisations terroristes par la Turquie, tandis que les États-Unis ne classent pas le PYD comme organisation terroriste du fait qu’il participe à la guerre contre Daech.
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