Tuğrul Çam,Tuğçenur Yılmaz,Ayşe Betül Gedikoğlu
26 Avril 2019•Mise à jour: 27 Avril 2019
AA - Ankara - Ayse Betul Gedikoglu
Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy a appelé les États-Unis à abandonner le langage menaçant.
Aksoy s'exprimait, vendredi, lors d'une conférence de presse.
Affirmant que les échanges se poursuivent entre la Turquie et les États-Unis pour résoudre les problèmes, Aksoy a indiqué: "Nous attendons des États-Unis qu'ils entreprennent des démarches concrètes à propos des sujets qui concernent la sécurité de notre pays, notamment le PYD, YPG et FETO."
Le porte-parole a commenté les déclarations du vice-Président américain, Mike Pence, ciblant la Turquie, lors d'une réunion de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) aux États-Unis.
"Les États-Unis ont recommencé à user d'un langage menaçant, a-t-il fait remarquer. Nous avons déjà vu dans le passé que c'est (une méthode) inefficace. Il n'est pas possible que nous acceptions ces déclarations adressées à notre pays. Il leur faut comprendre qu'en imposant, ils n'aboutiront à aucun résultat."
À propos de l'appel du porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères pour l'ouverture des archives turques, Aksoy a réagi: "La manière de parler et les mots utilisés par le porte-parole arménien, montre que l'Arménie ne dispose toujours pas d'une tradition d'État."
Aksoy a indiqué "qu'imposer les thèses des Arméniens aux Turcs dans une résolution adoptée par la Cour européenne des droits de l'Homme est incompatible avec la liberté d'expression", rappelant la décision du Conseil Constitutionnel Français indiquant que "le droit des Turcs d'exprimer leurs opinions doit être préservé".
Soulignant que de nombreux historiens réputés ont publié des ouvrages questionnant les thèses des Arméniens, Aksoy a déclaré: "Dire que les Turcs sont des dénieurs est une méthode visant à empêcher notre liberté d'expressions."
À propos du soutien apporté par la France aux allégations arméniennes sur les événements de 1915, Aksoy a indiqué: "Le gouvernement français ne voit pas la sévérité de la démarche qu'il entreprend. Les Français ont une responsabilité dans l'armement des Arméniens conduisant au massacre des Turcs un siècle auparavant. Nous n'oublierons jamais la proclamation du 24 avril (Journée du Génocide Arménien) du Président français, Emmanuel Macron."