Etem Geylan
18 Novembre 2015•Mise à jour: 18 Novembre 2015
AA - Istanbul (Turquie) - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires Etrangères, Feridun Sinirlioglu, a déclaré que la Turquie et les Etats-Unis ont élaboré un plan d'action pour débusquer Daech des zones proches de la frontière turque en Syrie.
Le ministre à livré ses propos à l’Agence Anadolu (AA) à la suite des déclarations de son homologue américain, John Kerry, à Paris.
«Comme l’a indiqué Monsieur Kerry, Daech est encore présent dans certaines régions proches de la Turquie, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons pas tolérer cela. Nous prenons des mesures contre cette organisation terroriste avec nos alliés. Sans donner plus de détails sur nos plans, je peux annoncer que notre action contre Daech va s’amplifier, grâce à une plus grande coopération avec les Etats-Unis.»
Sinirlioglu a expliqué que le terme «opération» utilisé par John Kerry lors de son interview sur CNN, correspond aux actions globales menées par la coalition, à l'instar des frappes aériennes.
«Ce sont des plans conjoints. Lorsqu'ils seront finalisés, tout le monde découvrira en quoi ils consistent», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le ministre est revenu sur le plan de transition en Syrie annoncé lors du sommet du G20 à Antalya, le week-end dernier.
«Il s’agit d’un calendrier mis en place par la communauté internationale, a-t-il dit. Dès le 1er janvier, les parties en conflit en Syrie vont se mettre à la table des négociations, avec la communauté internationale et les Nations Unies. L’objectif sera de former, avant le 30 juin 2016, un gouvernement de transition démocratique qui représente l’ensemble de la population syrienne. Ce gouvernement devra récupérer tous les pouvoirs exécutifs. Dans le même temps, l’avenir de Bachar al-Assad devra être précisé. Il est certain que si Assad ne quitte pas le pouvoir, la paix ne reviendra pas en Syrie.»
Le ministre turc a également indiqué qu’un large consensus a été trouvé sur la question de la non candidature de Bachar al-Assad aux prochaines élections présidentielles qui devront être organisées dans les 18 mois suivant la création du gouvernement de transition.
Sinirlioglu a conclu ses propos en affirmant que la Turquie est confiante en l’avenir de la Syrie, précisant que la population syrienne s’opposera à toute tentative de démantèlement du pays.