Ahmet Furkan Mercan,Tuncay Çakmak
31 Octobre 2019•Mise à jour: 31 Octobre 2019
AA - Ankara
La Turquie a très fermement condamné les décisions de deux chambres du Parlement français, le Sénat et l’Assemblée Nationale, sur l’opération anti-terroriste « Source de Paix » menée dans le nord de la Syrie.
Dans une déclaration écrite, publié jeudi, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté et rejetons les décisions du Sénat et de l'Assemblée nationale françaises concernant l'opération" Source de Paix ".
"Il est évident que ces décisions sont le fruit de la déception ressentie par la France qui cherchait à créer un état terroriste en Syrie", a poursuivi le ministère turc.
Le communiqué indique également que le parlement et le gouvernement français ont montré une nouvelle fois au monde entier qu’ils se rangent du côté de l’organisation terroriste PYD/YPG, la branche syrienne du PKK, une organisation terroriste classée par la Turquie, les États-Unis et l’Union Européenne.
Ankara a également souligné qu'aucun pays dans le monde ne peut donner de leçons à la Turquie en termes de lutte contre Daech.
Critiquant la France pour son manque de détermination à assumer la responsabilité de ses citoyens membres de Daech en Syrie, le communiqué indique que la France ne peut pas reprocher à la Turquie son opération en Syrie.
L'Assemblée nationale française a approuvé mercredi à l'unanimité une résolution condamnant l'opération "Source de Paix" réalisée en Syrie par la Turquie, lancée le 9 octobre pour éliminer les terroristes du nord de la Syrie à l'est de l'Euphrate, afin de sécuriser les frontières de la Turquie, d'aider au retour volontaire et en toute sécurité des réfugiés syriens.
Le 22 octobre, la Turquie et la Russie ont conclu un accord aux termes duquel les terroristes du PKK / YPG se retireraient à 30 kilomètres au sud de la frontière turque avec le nord de la Syrie et les forces de sécurité turques et russes y effectueraient des patrouilles conjointes. La période de 150 heures s'est terminée mardi.
Le projet de loi, qui a pour effet de mettre immédiatement fin à l'opération dans le nord de la Syrie, a réitéré le soutien indéfectible de la France au YPG opérant sous le nom de FDS.