Zuhal Demirci,Nur Asena GÜLSOY
02 Juillet 2019•Mise à jour: 03 Juillet 2019
AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy
La Turquie a condamné fermement la signature d'un "plan d'action" entre l'Organisation des Nations unies (ONU) et l'organisation terroriste séparatiste PKK.
C'est ce qui ressort d'un communiqué diffusé par le ministère turc des Affaires étrangères, mardi.
Le ministère a rappelé que la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés de l'ONU, Virginia Gamba, et un terroriste du PKK, "Ferhat Abdi Sahin", prétendu "commandant des Forces démocratiques syriennes" (FDS), une branche de l'organisation terroriste PKK/PYD/YPG, s'étaient réunis au bureau de l'ONU à Genève sans en informer les pays membres de l'organisation, pour signer un "plan d'action".
Le ministère a fermement condamné ce "grave développement", tout en entreprenant immédiatement les démarches nécessaires auprès de l'ONU.
"La signature d'un accord avec une organisation terroriste par l'ONU qui, devrait être un des principaux acteurs dans la lutte antiterroriste, est inexplicable", a noté le ministère.
La signature de cet accord est aussi une violation ouverte par l'ONU des décisions qu'elle a prises contre le terrorisme.
Il est important, selon le ministère, que l'ONU confirme une nouvelle fois les graves crimes internationaux contre l'Humanité, commis par le PKK/PYD/YPG, dont le recrutement des enfants.
"Mais le fait que l'ONU prenne comme interlocuteur l'organisation terroriste pour résoudre ce problème, est inacceptable", a conclu le ministère.
L'ONU a signé un "plan d'action" avec le YPG/PKK aussi baptisé "FDS", pour qu'il abandonne "le recrutement d'enfants", lors d'une cérémonie officielle à Genève, le 29 juin.
L'ONU a déclaré, dans un communiqué, que "les FDS s'engagent à mettre fin au recrutement et à l'utilisation d'enfants, à identifier et à séparer les garçons et les filles qui se trouvent actuellement dans leurs rangs et à mettre en place des mesures de prévention, de protection et de discipline liées au recrutement et à l'utilisation d'enfants".
Selon un rapport de l'ONU, le YPG/PKK comptait, en 2016, 46 enfants combattants, et ce chiffre avait augmenté à 224 en 2017.