AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan a condamné jeudi, sur son compte Twitter, l'agression contre les deux journalistes de l'Agence Anadolu (AA) à Diyarbakir.
Il a aussi appelé les deux journalistes pour s'enquérir de leur état de santé.
Le syndicat Medya-Is a condamné l'agression contre deux employés de l'Agence Anadolu (AA) à Diyarbakir.
Le président du syndicat, Gürsel Eser a fait une déclaration mercredi, suite à l'incident.
"Nous condamnons l'attaque perpétrée contre deux correspondants de l'AA, membres de notre syndicat, lors d'une manifestation organisée par le Parti démocratique des régions (DBP) à Diyarbakir devant une école, avec la participation de la maire Gültan Kisanak et de la présidente du DBP à Diyarbakir, Zübeyde Zümrüt, pendant qu'ils voulaient filmer les heurts entre la police et un groupe d'individus, a déclaré Gürsel Eser. Le photojournaliste Hüseyin Bagis a été poignardé à la jambe, le correspondant Aziz Aslan a été molesté. La multiplication des agressions contre les journalistes est inacceptable. Nous condamnons fermement les agresseurs." a déclaré Gürsel Eser.
Pour leur part, le Conseil de la presse et l'Association turque des journalistes (TGC) ont condamné aussi l'agression.
"Impossible d'admettre que des groupes manifestant pour la liberté, empêchent des journalistes d'exercer leur fonction entravant ainsi la liberté de la presse, a déclaré le Conseil de la presse. Nous estimons qu'il faut combattre cet état d'esprit. La liberté de la presse est l'une des libertés fondamentales. Nous nous levons contre le fait que des journalistes soient molestés et ensuite hospitalisés, alors qu'en même temps on revendique la liberté."
En outre, la TGC a déclaré: "nos collègues continuent d'être victimes de violence, puisque des mesures ne sont pas prises et les attaques demeurent impunies. Dernièrement, Hüseyin Bagis a été poignardé à la jambe et Aziz Aslan molesté. Nous condamnons les agressions contre les journalistes qui travaillent pour le droit du peuple à être informé. Nous demandons des santions contre les auteurs de tels actes."
Un centre d'éducation avait été ouvert à Diyarbakir, avec le soutien des organisations de la société civile et de certains partis politiques, dans le but de dispenser des cours en langue kurde à des élèves du primaire. Au début de la semaine, le parquet de Diyarbakir avait ouvert une enquête sur le sujet et l'école" avait ensuite été fermée. La présidente du DBP avait forcé la porte de l'école qui était sous scellée et brisé le sceau. Des groupes ont manifesté pour que l'école soit réouverte. C'est au cours de cette dernière manifestation qu'un groupe a molesté et blessé deux correspondants de l'AA devant "l'école".