Sefa Şahin,Ayvaz Çolakoğlu
25 Octobre 2018•Mise à jour: 25 Octobre 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a publié un message à l'occasion du 73ème anniversaire de la création de l'Organisation des Nations unis (ONU) dans lequel il revient sur le besoin urgent de réformer le Conseil de sécurité de l'ONU, "l'organe chargé d'assurer la paix et la sécurité à travers le monde".
Selon les informations partagées, mercredi, par la présidence turque, Erdogan a adressé un message pour le 73ème anniversaire de la création de l'ONU.
Il y rappelle que la Turquie en est un membre fondateur avant de souhaiter que cette anniversaire soit bénéfique à toute l'humanité.
Le président turc insiste sur les défis auxquels le monde est actuellement exposés, du changement climatique, au nettoyage ethnique, en passant par la montée de la xénophobie, le terrorisme et les épidémies.
Erdogan pointe les effets négatifs de ces crises à travers le monde sur les pays économiquement limités d'Afrique et d'Asie ainsi que les pays en voie de développement avant de souligner le fait qu'aucun pays n'a les moyens, seul, de faire face à "ces menaces communes contre l'humanité qui entravent la recherches d'une justice globale".
Plaidant pour des efforts collectifs pour la résolution des problèmes communs, Erdogan estime que l'ONU reste la plateforme la plus importante en matière de recherche de solutions durables aux difficultés.
"Le besoin de réformer le Conseil de sécurité de l'ONU, l'organe chargé d'assurer la paix et la sécurité à travers le monde, a pris une dimension inévitable ", a-t-il estimé.
Côté argumentation, il pointe les carences du Conseil de sécurité dans les crises passées et en cours, notamment au Rwanda, en Bosnie Herzégovine, au Kosovo ou bien en Syrie, "où des massacres sont perpétrés depuis 8 années", se désole t-il.
Le leader turc rappelle notamment que la Turquie, qui accueille actuellement plus de 4 millions de réfugiés ayant fui les zones de conflits, et l'un des pays les mieux placés pour ressentir les effets de cette carence des organes de l'ONU.
Il y exprime son souhait de voir le Conseil de sécurité disposer d'une structure plus englobante, juste, démocratique et transparente.