Nadia Chahed
03 Juillet 2017•Mise à jour: 04 Juillet 2017
AA/Desk
La Cour administrative d’appel de Marseille a confirmé, lundi, l’arrêté dit « anti-burkini » de la commune de Sisco, en Haute Corse.
La Cour d’appel de Marseille a, ainsi, validé la décision du tribunal administratif de Bastia saisi dans le cadre de l’affaire dite du « burkini » opposant la commune de Sisco à la Ligue des droits de l’homme.
En effet, le 16 août 2016, celle-ci déposa un recours contre l’arrêté du maire prohibant le port de tenues vestimentaires manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, en l’occurrence islamique.
sur les plages de la commune jusqu’au 30 septembre 2016.
Le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Marseille Michaël Revert, a demandé la validation de l’arrêté municipal à la suite de quoi, celle-ci a estimé tout comme le tribunal administratif de Bastia que la décision du maire était « adaptée aux risques avérés de troubles à l’ordre public ».
Une rixe, à l’origine de l’arrêté
La décision du maire était intervenue à la suite d’une violente altercation aperçue comme «trouble à l’ordre public» opposant plusieurs familles d’origine maghrébine dont les femmes étaient vêtues de burka ou hijab (voile islamique) et des habitants de la commune.
L’altercation avait conduit au déclenchement d’incidents importants provoquant l’intervention d’une centaine de CRS, alors que cinq personnes avaient été hospitalisées et trois véhicules incendiées. Les principaux protagonistes de cette rixe avaient toutefois été condamnés à des peines allant de six mois de prison avec sursis à deux ans de prison ferme.