Sultan Çoğalan,Tuncay Çakmak
04 Juillet 2016•Mise à jour: 04 Juillet 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Ministre turc des Affaires Etrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que la Turquie souhaite voir sur la scène internationale « une Egypte forte, stable et sûre ».
Cavusoglu a répondu, dimanche, aux questions des journalistes de la chaine d’information publique ture, TRT Haber, concernant la politique du gouvernement turc au Moyen-Orient.
Il a rappelé que les peuples turcs et égyptiens sont frères.
«Où qu’ils soient, nous serons toujours opposés aux coups d’état», a-t-il tenu rappeler.
«Nous voulons une Egypte forte, stable et sûre pour ses citoyens. Nous voulons voir une Egypte qui aura des apports positifs pour le Moyen-Orient, le monde musulman et pour la Palestine en particulier. Malheureusement, l’Egypte actuelle est très éloignée de tout cela, elle rencontre de graves problèmes de sécurité», a-t-il déclaré.
Cavusoglu a expliqué que les bonnes relations de la Turquie avec les pays de la région peuvent aussi avoir un effet positif dans les relations avec Le Caire.
«Nous pouvons faire des pas mutuels pour améliorer la situation actuelle. Notre but n’a jamais été de pénaliser l’Egypte ou d’en faire un ennemi. Mais si nous observons des choses négatives, nous nous devons de l’exprimer», a-t-il expliqué.
Concernant la normalisation des relations avec Israël et la Russie, Cavusoglu a rappelé que l’Etat et le gouvernement turcs veulent «diminuer le nombre de ses ennemis, et augmenter le nombre de ses amis.»
«Ces six dernières années, nous n’avons pas pu influencer le processus de paix au Moyen-Orient car nous n’avions pas de bonnes relations avec Israël. Désormais, nous allons pouvoir travailler pour la paix dans cette région», a-t-il affirmé.
«Par ailleurs, les Palestiniens et Gaza ont besoin d’énormément de choses. Notre pays va prendre en charge ces besoins et va réaliser les investissements nécessaires pour construire les infrastructures qui manquent», a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie turque a annoncé que le Président Recep Tayyip Erdogan, et son homologue russe, Vladimir Poutine, se rencontreront probablement fin juillet ou début août.
«Nous pouvons avoir des approches différentes concernant la Syrie par exemple. Mais au lieu de nous accuser les uns les autres, nous devons pouvoir dialoguer et discuter d’une solution politique. De plus, nous devons développer des coopérations avec tous les pays de la région pour combattre les différents groupes terroristes comme Daech», a-t-il encore dit.
Pour conclure, Cavusoglu est revenu sur le Brexit et l’avenir de l’Union Européenne (UE).
«Le Brexit n’a rendu heureux que les partis d’extrême-droite en Europe. Nous, nous voulons une Europe forte, car une UE faible ne nous apportera rien», a-t-il expliqué.