AA / Tunis
La sélection espagnole de football, championne du monde en Afrique du Sud en 2010, a été éliminée du Mondial brésilien dès la deuxième journée de la phase de poules, après avoir essuyé deux défaites en autant de matchs joués.
A la suite de la déculottée de la première journée et la Manita (5 buts) encaissée face à des Hollandais survoltés, la sélection ibérique a été battue par une équipe hispanique de l’Amérique du Sud, en l’occurrence, le Chili qui a disposé du « Matador » espagnol apathique par 2 buts sans appel.
Le « Waterloo » espagnol enregistré le 18 juin coïncide avec le jour de l’officialisation par le souverain espagnol de son abdication du trône d’Espagne, geste symptomatique avec le détrônement des Grands d’Espagne, du football cette fois-ci, du toit du monde.
Ainsi, et après une trilogie époustouflante et inédite (1 coupe du monde 2010 et 2 coupes d’Europe 2008/2012), la Roja (La Rouge) jette les armes, présageant la fin d’une époque et d’un cycle.
Pour la petite histoire, les deux buts du matchs ont été inscrits lors de la première manche par le tandem Eduardo Vargas (11’) et Charles Aránguiz à la 20ème minute, ce qui a permis aux coéquipiers du barcelonais Sanchez de plier le match dès le premier quart.
Le Chili est ainsi qualifié au prochain tour du Mondial en compagnie des Pays-Bas qui avaient battu par 3 buts à 2, plus tôt dans la journée du mardi, une équipe d’Australie qui n’a pas démérité.
Les Chiliens menés par le « juventino » Vidal et le Blaugrana Sanchez remporte ainsi sa deuxième victoire d’affilée dans une compétition où ils espèrent rééditer leur exploit de 1962 où ils avaient été classés troisième du tournoi.
L’Espagne, quant à elle, quitte par la petite porte une compétition qu’elle a dominée quatre ans plus tôt.