Esma Ben Said
14 Décembre 2017•Mise à jour: 15 Décembre 2017
AA/ Desk
Canan Somuncu, est une véritable source d’inspiration pour son entourage. Employée de bureau dans un hôpital depuis cinq ans, cette quadragénaire turque se distingue par sa persévérance et un sourire à toute épreuve.
Rien n’était pourtant gagné pour Canan, dont le rapport médical souligne qu’elle souffre d’un retard mental à taux d’handicap élevé, à hauteur de 80%.
Un handicap qui ne l’empêchera pourtant pas d’être accueillie au sein de l’équipe hospitalière et d’en devenir très vite la coqueluche.
« Nous l’avons accueilli ici d’abord pour qu’elle se fasse des amis et se socialise. Ensuite, un de nos médecins nous a indiqué qu’elle était certes handicapé, mais qu’elle pouvait tout de même travailler sous contrôle, nous avons alors décider de l’intégrer », explique à Anadolu Selahattin Semiz, médecin et chef de service.
A ses débuts, Canan était réservée, confie une infirmière. « Elle éprouvait notamment des difficultés à dialoguer avec les gens. C’est d’ailleurs pour cette raison, que sa famille a voulu qu’elle travaille : afin qu’elle s’intègre dans une communauté, et qu’elle s’émancipe », dit-elle.
Et l’infirmière d’ajouter : « Ici, tout le monde l’aime ! ».
Aujourd’hui, l’employée turque, qui met un point d’honneur à se montrer élégante au quotidien, affiche un large sourire à chaque fois qu’elle croise ses collègues.
Véritable femme active, empathique et joyeuse, toujours à l’heure, selon ses collègues, Canan est parvenue, à se frayer une place au sein de l’hôpital, et ni son analphabétisme, ni son retard mental, ne semble avoir d’impact sur son sérieux.