Mona Saanouni
05 Février 2019•Mise à jour: 06 Février 2019
AA/Yémen
L'organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué que la maladie du cancer est devenue comme une peine de mort au Yémen.
C'est ce qui ressort d'un rapport publié lundi soir sur le site électronique de l'OMS, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer qui coïncide avec le 4 février de chaque année.
Elle a expliqué qu'il ne faut pas considérer le cancer comme peine de mort, mais au Yémen, c'est le cas.
Elle a ajouté que de nombreux Yéménites ne pouvaient pas se permettre le traitement et devaient rester chez eux dans l'attente d'une mort qui mettra fin à leur souffrance.
Au Yémen, environ 35 mille personnes, dont plus de mille enfants, souffrent de la maladie, indique le rapport.
"Les maladies chroniques représentent 57% du total des décès et le cancer touche toutes les tranches d'âge dans le pays avec 60% des personnes âgées entre 30 et 60 ans", a déclaré le représentant de l'OMS au Yémen, Altaf Moani.
Il a ajouté que la prévention du cancer était essentielle, notant que l'OMS et l'Unicef, en collaboration avec les autorités sanitaires locales et leurs partenaires, veillent à ce que la prévention soit une priorité, ce qui permet de faire face à ce coût caché de la guerre.
Depuis près de quatre ans, le Yémen est le théâtre d'une guerre entre les forces gouvernementales et le groupe des Houthis, ce qui a provoqué une crise humanitaire et sanitaire, que les Nations Unies ont qualifiée de "la plus grave au monde".