Nadia Al Chahed
12 Février 2016•Mise à jour: 12 Février 2016
AA/Tunis
Aux conséquences déjà connues de la sédentarité sur notre santé, telles le cholestérol, l’obésité, le diabète de type 2 et autres pathologies cardiovasculaires... est venue s’ajouter une nouvelle : le rétrécissement du cerveau.
Des chercheurs américains de la Boston University School of Medicine ont, en effet, découvert que les personnes qui ne pratiquaient aucune activité physique voyaient leur cerveau rétrécir et leurs capacités cognitives se détériorer précocement, rapporte le site « Metronews ».
Pour comprendre le rôle de l'inactivité sur les fonctions cérébrales, les chercheurs ont fait passer des tests d'effort à des volontaires âgés de 31 à 49 ans. 20 ans plus tard, ils ont été soumis à des scanners et autre IRM pour mesurer l'état de leur cerveau.
En toute logique, les volontaires avaient vieilli et leur cerveau avait fait de même, mais pas dans les mêmes proportions, selon qu'ils pratiquaient une activité physique ou non, indique la même source.
A la base, tous les volontaires ont vu leur cerveau rétrécir d'environ 0,2% chaque année. Mais là où ils n'étaient pas égaux, c'était au niveau de leur activité physique: à chaque tranche de 20% d'activité fournie en moins s'ajoutait 0,2% de rétrécissement de la masse cérébrale.
Des chiffres significatifs puisque le vieillissement du cerveau peut entraîner, à la longue, des déficiences cognitives ainsi que des pertes de mémoire, conclut "Metronews".