Qualid Filsde Mohamed Chine
05 Janvier 2016•Mise à jour: 05 Janvier 2016
AA/ Le Caire/ Mohamed Al-Sayed
Une récente étude canadienne a révélé que les personnes dont les gènes favorisent héréditairement l’obésité, peuvent y remédier à hauteur de 75% en exerçant une activité physique.
Des chercheurs de l'université canadienne de McMaster ont affirmé qu’un mode de vie physiquement actif peut réduire l'impact des facteurs génétiques influant sur l’obésité à hauteur de 75%. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le dernier numéro de la revue scitentifique «Scientific Report».
Les chercheurs se sont basés sur une étude portant sur les données de 17 mille et 400 personnes, appartenant à six groupes ethniques (Asie du Sud, Asie de l'Est, Europe, Afrique, Amérique latine, Amérique du Nord), dans 17 pays, sur une période de suivi de plus de trois ans.
Les scientifiques ont surveillé l’effet de l'activité physique sur 14 gènes liés à l'obésité, et ont constaté que le sport joue un grand rôle dans la limitation de l’impact du gène FTO, l’un des principaux gènes favorisant l’obésité.
Les chercheurs ont souligné que les personnes physiquement actives ont 75% plus de chance de ne pas être affectées par l'obésité héréditaire.
«Notre étude adresse un message d'espoir aux personnes souffrant d’obésité héréditaire» a affirmé le Dr Hudson Reddon, directeur de l’équipe de recherche de l'université de McMaster, soulignant que les personnes obèses «ne doivent pas rester les bras croisés».
Des études antérieures avaient démontré que les facteurs génétiques sont à l’origine de 30 à 50% des cas d’obésité.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’obésité a des effets graves sur la santé, et favorise le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains types de cancer.
Les dernières statistiques de l'OMS ont révélé, qu’environ 1,5 milliard d'adultes sont en surpoids dans le monde, et 3 millions d'enfants de moins de cinq ans, étaient en surpoids en 2010.