AA/ Conakry/ Omar M'boh
Aucun cas de fièvre hémorragique Ebola n'a été enregistré depuis dimanche en Guinée où 26 guérisons ont été signalées jusqu'à ce jour, selon le ministère de la santé guinéen, alors que l'OMS évoque, mardi, "une flambée des plus difficiles" qu'elle ait eu à combattre.
Le nombre de cas confirmés est de 121 cas selon les chiffres donnés par le ministère. Les cas de décès s'élèvent à 74 et 10 malades restent encore hospitalisés dans les centres d’isolement. Ils sont au nombre de 4 au Centre de Traitement de Conakry et 6 dans la préfecture de Guéckédou, sur les frontières du Libéria et du Sierra Leone, véritable épicentre de cette épidémie.
Les 26 personnes guéries d’Ebola sont reparties comme suit: 14 dans la capitale Conakry, 10 dans la préfecture de Guéckédou, et 2 à Macenta, préfecture se situant également en Guinée forestière.
Ce même communiqué a assuré que « des dispositions sont en cours pour renforcer le suivi des contacts et la sensibilisation des populations sur les mesures de protection individuelle et collective. Des médicaments, équipements de protection individuelle, des produits de désinfection, des lits ont été distribués aux formations sanitaires de la ville de Conakry, Guéckédou, Macenta, Kissidougou, Dabola et Dinguiraye le 25 avril 2014 ».
Cette flambée se poursuit toutefois, en frappant, outre la Guinée, un autre pays particulièrement, le Libéria. Dans un communiqué publié mardi, l'OMS a reconnu que "cette flambée est l’une des plus difficiles que l’OMS et ses partenaires aient eu à combattre. La recherche des contacts de malades porte sur plus de 640 personnes dans 6 régions de Guinée et 4 du Libéria, parfois à travers la frontière entre les deux pays."
La fièvre hémorragique due au virus d'Ebola est l'une des maladies virales les plus virulentes connues chez l'homme. Avec un taux de létalité pouvant atteindre jusqu'à 90%, elle ne connaît pas, encore, de vaccin efficace. Repérée dans les années 1976 au Soudan et en RD Congo, elle a commencé, dès le 9 février dernier, à se manifester pour la première fois en Guinée. Depuis, l'Ebola s'est répandue dans d'autres pays limitrophes, faisant 135 morts sur 220 patients dans la sous-région, selon le communiqué de l'OMS.