Ümit Dönmez
13 Septembre 2025•Mise à jour: 14 Septembre 2025
AA / Paris / Ümit Dönmez
Une manifestation s’est tenue samedi 13 septembre à Paris, au niveau du métro Gobelins, à l’appel du collectif CAPJPO-EuroPalestine. Le rassemblement, organisé sous le mot d’ordre « Stop génocide, soutien à la flottille », a réuni plusieurs centaines de personnes.
Par voie d’un communiqué publié en amont de l’événement, CAPJPO-EuroPalestine dénonçait « un nouveau massacre israélien » dans le nord de Gaza, au cours duquel plus de 14 membres de la famille Al-Sultan ont été tués. Le texte relayait également les déclarations de Mahmoud Basal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, qui faisait état de « destructions dévastatrices » dans l’ensemble de la ville.
Selon ce communiqué, « douze immeubles résidentiels de plus de sept étages, abritant environ 500 appartements, ont été détruits », entraînant le déplacement de plus de 10 000 habitants. En parallèle, plus de 120 immeubles de taille moyenne auraient été touchés, ainsi que des centaines d'autres bâtiments endommagés. Des écoles et des mosquées ont également été détruites, accentuant la crise humanitaire.
Sur place, les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à « briser le silence », et à « soutenir la flottille de la liberté » qui tente de forcer le blocus de Gaza pour acheminer de l’aide humanitaire. Plusieurs slogans ont été scandés tout au long du cortège, notamment en soutien aux civils gazaouis.
Le rassemblement s’est déroulé dans une atmosphère calme. Quelques prises de parole ont ponctué la manifestation, appelant à une mobilisation européenne plus large pour « faire pression sur les gouvernements et mettre fin à l’impunité d’Israël ».
- Situation humanitaire à Gaza
Pour rappel, selon les autorités sanitaires de la bande de Gaza, en Palestine, près de 65.000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le début du conflit en octobre 2023, dont la majorité sont des enfants et des femmes, tandis que des centaines de civils ont été abattus dans des zones de distribution d’aide humanitaire ces derniers mois. Ces événements interviennent dans un contexte humanitaire dramatique à Gaza, alors que retentissent les appels internationaux pour un cessez-le-feu et une intensification du flot d’aide.
Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré en juillet que Gaza est confrontée à « une mort et une destruction sans précédent », que « la malnutrition est en forte hausse » alors que le système d'aide s'est effondré.
La Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël dès janvier 2024 de prévenir tout acte de génocide et de permettre l’accès à l’aide humanitaire. La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, en juillet, les mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre, notamment d’avoir utilisé la famine comme méthode de guerre.